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    Economie Internationale

    L’or, plus que jamais valeur refuge

    Par L'Economiste | Edition N°:3514 Le 22/04/2011 | Partager

    L’or bat des records. L'once (31 grammes) a atteint, mercredi, 1.506 dollars sur le marché au comptant. L’affaiblissement du dollar et les craintes inflationnistes poussent les cours vers des sommets. Ce record confirme la tendance haussière du prix du métal jaune, qui a quintuplé au cours de ces dix dernières années. Si celle que Keynes appelle la «relique arabe» brille de mille feux, c’est qu’elle bénéficie de son statut de refuge.
    Les chocs se succèdent dans un monde bouleversé par les révoltes arabes, le tsunami au Japon, l’appel à l’aide du Portugal et l’avertissement de Standard & Poor's sur la dette américaine. Autant d’éléments qui participent au renforcement de l’appétit des investisseurs pour l’or. A cela s’ajoutent trois facteurs qui jouent traditionnellement en sa faveur: la faiblesse générale des taux d'intérêt, la baisse du dollar et les craintes d'une poussée inflationniste. «L'inflation, les désordres monétaires, la crise de la dette en zone euro et les révoltes au Moyen-Orient et au Maghreb: tout cela combiné continue d'alimenter l'intérêt pour l'or», résume James Moore, du cabinet spécialisé The Bullion Desk.
    Fondamentalement, le métal jaune tire également profit du déséquilibre entre une offre limitée et une demande croissante. Les mines produisent quelque 2.500 tonnes d'or. Une production qui peine à combler la demande. Celle-ci culmine à 3.812 tonnes l'an passé, l'équivalent de 150 milliards de dollars.
    Les importations du métal jaune se sont multipliées par six en Chine l'an passé. Un succès qui traduit l'opulence nouvelle des classes aisées du pays asiatique et le besoin de se protéger contre l'inflation. Mais le plus gros acheteur de la planète reste l'Inde, où, pour les paysans, l'or a toujours incarné la notion de patrimoine et d’épargne. Le prix record de l’once d’or pourrait bien se maintenir quelque temps d’autant plus que les facteurs qui ont conduit à cette hausse ne sont pas près de s’estomper.

    H.S

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