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    L’ONA prépare une nouvelle stratégie pour mars

    Par L'Economiste | Edition N°:2877 Le 09/10/2008 | Partager

    .De nouvelles cessions et introductions en Bourse en vue. CA et résultat d’exploitation en hausse. L’endettement net se creuseL’ONA a réalisé un bon semestre dans l’ensemble, et ce, en dépit d’un contexte fortement marqué par l’envolée des prix des matières premières. La quasi-totalité des indicateurs financiers du groupe s’inscrit à la hausse. Ainsi, le chiffre d’affaires consolidé de la holding a connu une nette progression de 16,9%, passant de 15,2 à 17,8 milliards de DH en un an. Le résultat d’exploitation courant consolidé a explosé de +121,6% à 1,2 milliard de DH contre 568,4 millions en juin 2007. Par contre, le résultat net de ONA S.A a accusé un recul de 12,5% à 1,3 milliard de DH. Cette baisse, explique-t-on au sein du groupe, est due principalement à la non récurrence de la plus-value de cession de AXA-ONA en 2007. Si l’on excepte cette dernière opération, le résultat net de l’ONA est en hausse de 95,9%, et le résultat net part groupe (RNPG) récurrent s’établit à 907 millions de DH, soit une amélioration de 47,7%. Quant à l’excédent brut d’exploitation consolidé, il progresse de 44,7% par rapport à juin 2007, et s’établit à 2 milliards de DH. La holding a profité des performances enregistrées par Attijariwafa bank (AWB), qui a amélioré ses niveaux de rentabilité tant au niveau national qu’international. Pour rappel, le développement de la filiale bancaire s’est notamment concrétisé à travers la finalisation de l’acquisition de 79,15% de la Compagnie bancaire de l’Afrique occidentale (CBAO) par ONA, SNI et AWB. Cette dernière a d’ailleurs étendu son réseau commercial en Tunisie, en créant 13 nouveaux points de vente. En dehors du moteur AWB, la bonne tenue des résultats semestriels du groupe s’explique en partie par la forte croissance enregistrée au niveau de la grande distribution. En effet, dans le CA consolidé, Marjane s’est taillé la part du lion à plus de 3,3 milliards de DH. Le secteur agroalimentaire n’est pas en reste, notamment grâce à l’amélioration des performances industrielles et des synergies post-acquisition au niveau de Cosumar, qui a participé à raison de 2,6 milliards de DH. Les résultats satisfaisants de Centrale Laitière (cf.www.leconomiste.com) ainsi que les retours à la normale des marges de raffinage de Lesieur sont autant de facteurs qui ont tiré les chiffres consolidés vers le haut. L’excédent brut d’exploitation, pour sa part, a crû de 44,7%, grâce aux contributeurs Cosumar (612 millions de DH), Centrale Laitière (413 millions de DH) et Managem (406 millions de DH), qui réussit à stabiliser ses résultats en dépit des contraintes conjoncturelles. La progression du RNPG récurrent est due, quant à elle, au redressement des performances opérationnelles. Attijariwafa bank a contribué à cette hausse à raison de 453 millions de DH, suivie par Cosumar (227 millions de DH) et Optorg (135 millions de DH). Par contre, l’activité d’Onapar, filiale immobilière, a été impactée par le ralentissement de l’immobilier de luxe à Marrakech. «Un ralentissement qui reste conjoncturel», précise Abdelmjid Tazlaoui, président d’Onapar.«À fin 2008, les résultats devraient être en ligne avec les objectifs du groupe», souligne Mouatassim Belghazi, PDG. Son prédécesseur, Saad Bendidi, avait annoncé un CA de 40 milliards de DH pour 2009 et, apparemment, ce chiffre reste d’actualité, «...avec certains ajustements», prend soin de préciser Belghazi. Les déboires de Wana, filiale télécoms du groupe, ainsi que la stabilité des résultats de Managem, seront autant de paramètres à prendre en compte dans les «ajustements» des objectifs de la holding. Parmi ceux-ci, la réduction de l’endettement net consolidé (+25,5% à fin juin dernier à 14,2 milliards de DH, contre 11,3 milliards en décembre 2007), qui peut notamment se faire à travers «la cession de certains actifs ou l’introduction en Bourse de certaines filiales», indique Hassan Ouriaghli, DG adjoint du groupe. Pour ce qui est de la feuille de route version Belghazi, la priorité est donnée à la consolidation de la croissance du groupe dans les métiers de la grande et moyenne distribution, ainsi que l’amélioration de la productivité et des parts de marché dans le secteur agroalimentaire. Afin d’aborder ces objectifs avec sérénité, le PDG de l’ONA a annoncé la mise en place de quatre chantiers prioritaires. Le premier porte sur la définition d’une «vision stratégique claire et cohérente, qui devrait recentrer la holding sur les métiers qu’elle maîtrise le mieux, ou sur ceux qu’elle envisage de développer dans les prochaines années». La présentation de cette nouvelle vision est prévue pour mars 2009. Est également envisagée la mise à niveau des pratiques de gouvernance au sein du groupe, notamment à travers l’optimisation du financement des filiales en croissance, en particulier Wana, Acima, Nareva et Onapar. Le troisème chantier s’articule autour de la communication, puisque «L’ONA a souffert d’un déficit d’image durant les dernières années», indique Belghazi. Pour y remédier, un plan de renforcement de la communication avec les partenaires, y compris les médias, est également prévu. Enfin, le PDG a mis l’accent sur la valorisation du capital humain, afin d’attirer et de garder les bons profils. Pour ce faire, un plan d’intéressement permettant d’associer les cadres du groupe à la création de valeur a été décidé par le conseil d’administration, et sera déployé dans les prochains mois.Du côté de la bourse, le titre ONA a clôturé la séance d’hier avec une légère dépréciation de 0,65% à 1.525 DH.


    Que faire de Wana?

    La situation de la filiale télécoms du holding a fait couler beaucoup d’encre, depuis qu’elle a été au cœur du départ de Saad Bendidi. Lors de la présentation des résultats semestriels du groupe, la communauté des journalistes et analystes semble être restée sur sa faim par rapport au dossier Wana, sujet qui a pourtant cristallisé pas mal de questions, sachant que la filiale a participé à l’endettement net du groupe à raison de 1,6 milliard de DH. Le management a pris soin de préciser que «Wana avait réduit ses pertes» grâce notamment à des investissements destinés à capter la clientèle. Pas de visibilité, en revanche, sur l’échéance d’un éventuel redressement. Alors que Belghazi annonce l’éventualité d’activités cessibles, Wana est-il dans la ligne de mire? A.B. & M.M.

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