×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

L’OCP au Club de L’Economiste
Au cœur du gisement de Khouribga

Par L'Economiste | Edition N°:3404 Le 12/11/2010 | Partager

. Objectif: doubler la capacité et réduire les coûts. Innovation et R&D opérationnelles sur tous les fronts. De la mine à l’export, l’approche intégrée est la règle Gigantisme à outrance. C’est ce qui frappe le plus le visiteur qui emprunte les pistes du site phosphatier de la région de Khouribga. De gros engins s’activent dans l’exploitation des mines et infrastructures de traitement. Des camions jaugeant 190 tonnes de charge utile sillonnent ces pistes selon une cadence bien rythmée. De manière à ne point marquer d’arrêt de chargement ni créer, non plus, d’attente au niveau des stations de criblage. Là où le minerai extrait entame le processus de traitement. «Car le pari est d’optimiser, à équipements constants, le coût du transport», expliquent les responsables de l’extraction. Ce poste étant le plus onéreux de l’activité de l’extraction. Rien qu’en synchronisant le mouvement des camions avec celui des engins dédiés au chargement, le gain en productivité s’avère considérable. Il représente 20% des coûts. «Avec le même parc de camions, le volume transporté est passé de 6,7 millions de tonnes à 8 millions», est-il précisé. Cette optimisation traduit l’esprit du projet Iqlaâ lancé en 2009 et dont l’objectif est d’améliorer les performances du groupe. Au demeurant, il s’érige désormais en véritable feuille de route pour l’ensemble du personnel. Sur toutes les pistes, des messages rappellent les objectifs de ce programme mais aussi les valeurs et les bonnes pratiques que le personnel doit constamment observer. Partout le souci d’optimiser les coûts et d’améliorer la productivité n’échappe pas à ces préoccupations. Et, les prouesses réalisées par la maintenance sont aussi manifestes que pointues. Pour preuve, les ingénieurs de l’OCP évoquent la remise à neuf de la Marion, une dragline géante vieille de 40 ans ou encore le transfert sur le site de Khouribga d’une dragline de moindre envergure (200B3) à partir de Benguerir après démontage, rénovation et remontage sur place. Dans les deux cas, c’est la quête de la réduction des coûts d’exploitation qui est recherchée. Des efforts qui ont permis d’éviter une dépense de plusieurs dizaines de milliers de dollars pour l’achat du matériel neuf.Mais pour impressionnant qu’il soit, ce gigantisme n’occulte en rien la nécessaire coordination des moyens humains et matériels. Mieux encore, Iqlaâ s’appuie sur la planification par axes. Celui de Khouribga/Jorf Lasfar en est le plus imposant. D’abord, en raison de l’importance des gisements dont les réserves prouvées totalisent plus de 37 milliards de m3 de phosphate. Ensuite, de par la proximité du complexe chimique de Jorf Lasfar et son port d’exportation. Or, l’objectif, comme souligné plus haut, est d’assurer un produit marchand et compétitif. C’est pourquoi toute l’équipe est appelée à vibrer au rythme du marché d’exportation. De manière à sécuriser le groupe contre l’aléa du phénomène cyclique qui caractérise le marché mondial des phosphates et engrais. D’où aussi l’ambition d’augmenter la production sur le site Oulad Abdoun dans la région de Khouribga pour la porter à 38 millions de tonnes au lieu de 20 millions actuellement. Pour le moment, cette production est assurée par 3 mines dont celle de Sidi Daoui est en phase d’épuisement. «Qualité du minerai oblige, ce fut la première mine à avoir été mise en exploitation dans la région», indiquent les responsables de l’extraction. Aujourd’hui, elle produit à peine 2 millions de tonnes. Le reste est assuré par la mine de Sidi Chennane (10 millions de tonnes) et celle M’rah Lahrach (8 millions de tonnes). Mais à terme, 2 autres mines seront ouvertes. Celle de Lhlassa devant produire 10 millions de tonnes et la mine de Oulad Fares, 8 millions. Sans oublier les infrastructures de traitement. Ainsi, 4 autres laveries sont programmées en plus des 4 existantes sur le site. Le tout, selon une approche intégrée privilégiant l’économie d’eau et de l’énergie. A cette fin, chercheurs et techniciens se déploient en permanence sur le terrain. «Une approche que les ingénieurs du groupe désignent sous le vocable la R&D opérationnelle». L’illustration en est fournie par la laverie de M’rah Lahrach avec ses décanteurs permettant la récupération d’importantes quantités d’eau. «C’est le système le plus grand du monde», se félicitent les responsables du traitement. Disposant de 6 chaînes de lavage, la station a été construite en un temps record: 24 mois pour un coût de 2,5 milliards de DH. Au passage, le projet a dégagé une valeur ajoutée locale de l’ordre de 65%. C’est que, sur les 31 entreprises qui ont travaillé sur le projet, 18 sont marocaines. Mieux encore, la laverie est alimentée par les eaux recyclées de la station d’épuration de la ville de Khouribga. Une réalisation où l’OCP est partie prenante aux côtés des autres acteurs concernés. D’un coût de près de 230 millions de DH, elle permet la mobilisation de 5 millions de m3/an, soit l’équivalent d’un barrage moyen. La station produit aussi sa propre énergie à hauteur de 40% à partir des gaz récupérés. C’est que l’implication dans la sauvegarde de l’environnement n’est pas un slogan creux. Il se matérialise déjà au niveau des sites miniers par la réhabilitation des terres mortes. L’exemple le plus frappant est la transformation du premier carré industriel de Khouribga en Club de tir aux pigeons avec toutes les dépendances de confort et de convivialité. Mais ce n’est pas tout. Le boisement des terres prend aussi des dimensions colossales. Environ 2.660 ha ont été plantés avec des arbres fruitiers y compris l’arganier dont l’adaptation hors de son berceau naturel n’est pas assurée. Pour mener ce programme, l’OCP a mis en place 3 pépinières de production de plants. Résultat, 2,4 millions d’arbres sont d’ores et déjà productifs. Oliviers, caroubiers et amandiers coexistent désormais sur des terres autrefois mortes. Le cactus qui profite essentiellement aux populations est aussi présent sur 22.800 ha. Mieux encore, des parcelles privées ont vite suivi l’exemple.


Moyens colossaux

5.757, c’est le chiffre des ressources humaines déployées sur le site de Khouribga. Il se répartit en 183 ingénieurs et assimilés, 1.852 techniciens et 3.722 employés. A elle seule la Direction de la production minière dispose d’un matériel imposant: 8 draglines, 12 pelles en bute, 13 sondeuses, 75 camions, 63 bulldozers, 3 chargeurs, 68 engins de servitude et 6 installations d’épierrage.


930.000 tonnes de CO2 en moins

Economie d’énergie, recyclage des eaux usées et réduction des émissions atmosphériques, c’est le triptyque qui guide la stratégie du groupe pour la sauvegarde de l’environnement. L’objectif est d’éviter le rejet de 930.000 tonnes équivalent carbone et de 78.000 tonnes de poussière. Le pipeline y contribuera pour une bonne part dans la mesure où il transportera le phosphate à l’état humide.Des équipements ciblant la réduction des poussières sont aussi installés ou en cours de lancement. Au total, la réduction des émissions s’adjuge un budget de 325 millions de DH sur la période 2007/2011. A noter que l’OCP bénéficie du Mécanisme de développement propre (MDP). A. G.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc