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L’Espagnol Rodrigo Rato à la tête du FMI

Par L'Economiste | Edition N°:1762 Le 06/05/2004 | Partager

. Une nomination controversée. Mais un grand engagement envers les pays africainsLes administrateurs du Fonds monétaire international (FMI) ont désigné l’Espagnol Rodrigo Rato au poste de directeur général du Fonds, perpétuant une tradition de plus en plus critiquée de réserver ce poste à un Européen et ce, pour un mandat de 5 ans. Rato, 55 ans, prend la succession à ce poste de l’Allemand Horst Koehler qui avait démissionné à la surprise générale le 4 mars dernier pour présenter sa candidature à la présidence de l’Allemagne. Ancien ministre espagnol de l’Economie, Rodrigo Rato était le candidat de l’Union européenne et avait reçu le soutien des Etats-Unis, le principal actionnaire du Fonds, ce qui en faisait le grand favori dans la course à la succession de Koehler. Dans un effort de transparence, le communiqué du Fonds précise que l’élection de Rato, face à un candidat égyptien, s’est faite en deux phases par les 24 membres du conseil d’administration représentant les 184 Etats membres. Cependant cela ne suffira pas à faire calmer les critiques sur l’opacité des décisions au sein de l’exécutif de l’institution. Ainsi le Collectif «50 Years is Enough» (50 ans c’est assez) qui regroupe plus de 200 organisations américaines réclamant depuis 10 ans des réformes fondamentales du mode de fonctionnement du FMI et de sa jumelle la Banque mondiale, a rappelé qu’une nouvelle fois le Fonds a «raté» l’occasion «de montrer qu’il envisageait sérieusement de devenir transparent». Le poste, occupé depuis le départ de Koehler par la numéro deux du Fonds, l’Américaine Anne Krueger, revient par tradition à un Européen alors que la présidence de la Banque mondiale est réservée à un Américain. Cette règle non écrite, mais appliquée depuis la création des deux institutions il y a 60 ans, n’a pas seulement soulevé les critiques des ONG. Plusieurs pays émergents et en développement avaient également protesté ces dernières semaines contre cette répartition, l’opacité des discussions pour le choix du nouveau dirigeant et d’une manière plus générale contre le système de représentation des pays membres au sein du conseil d’administration basé sur les quotes-parts financières. Les 24 pays africains membres du Fonds sont représentés par l’administrateur de Guinée équatoriale et n’ont droit qu’à 1,42% des voix, alors que les pays de l’Union européenne y sont représentés par neuf administrateurs sur un total de 24. Tout en apportant leur soutien à Rato, les pays africains avaient profité de l’occasion pour réclamer un poste de directeur général adjoint chargé uniquement de leur continent. Rato, et lors des assemblées de printemps du FMI, a promis de «s’engager auprès de l’Afrique pour son  développement et la réduction de la pauvreté». (AFP)

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