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    Economie

    L’argent sale en nette progression

    Par L'Economiste | Edition N°:2922 Le 17/12/2008 | Partager

    . Le montant atteint 6.000 milliards de dollars en 2008. 5 milliards d’euros blanchis au Maroc en 2007L’AUTEUR de «Techniques de blanchiment et moyens de lutte» est formel. L’argent sale a généré un CA de 1.500 milliards de dollars au crime organisé. Invité par l’ESCA (Ecole de commerce et de management) le 15 décembre à Casablanca, Eric Vernier, docteur en sciences de gestion, maître de conférences et directeur du centre de recherche Cerme-France, a séduit le public. La conférence, organisée sur le thème «Argent sale, matière première du blanchiment», a été l’occasion de mettre en exergue la structure de l’argent sale qui, en 2008, a atteint 6.000 milliards de dollars. Selon Vernier, les origines de cette manne sont à chercher dans ce que les experts (déontologues, juges, policiers...) appellent argent noir ou gris. Dans la première catégorie, l’on retrouve la drogue, le trafic d’êtres humains, le vol, la contrefaçon... Dans la seconde, les experts parlent de détournements de fonds, commissions d’intermédiaires, délits d’initié, entente et abus de pouvoir, évasion fiscale, faux bilans...Si, par définition, l’on ne peut correctement évaluer les chiffres de l’économie souterraine, l’auteur de «Techniques de blanchiment et moyens de lutte» indique que cela représente près de 15% du commerce mondial. Ce chiffre correspond aux estimations données par l’Onu et le Gafi (Groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux). Sa comparaison avec les économies légales est déroutante, «car la mafia représente la 8e puissance mondiale». Déjà en 1998, Jean de Maillard, magistrat, dans son livre «Un monde sans loi» parlant de ces montants faramineux, disait qu’ils forment le Produit criminel brut. A elle seule, la drogue représenterait la 2e économie du monde, après les ventes d’armes avec un chiffre d’affaires estimé entre 500 et 700 milliards de dollars. Selon les experts, ce commerce rapporte plus que le pétrole. Commerce que les opérations de blanchiment se chargent de rendre licite. C’est la raison même des paradis fiscaux. «On estime à 5 milliards d’euros le montant blanchi au Maroc en 2007», lance Eric Vernier. La loi relative à la lutte contre le blanchiment des capitaux, entrée en vigueur en mai 2007, attend toujours la mise en place de la cellule de renseignement financière.


    Iles Caïmans, 5e place financière mondiale

    LES Iles Caïmans se caractérisent certes par leur petite superficie (700 km2), mais fondent leur réputation sur le nombre d’implantation de banques internationales. Elles sont estimées à 548 alors que les fonds spéculatifs et de pensions s’élèvent à 2.200. Les banques géreraient 500 milliards d’euros et les fonds 2.000 milliards d’euros.B. T.

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