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L’après-pétrole est dans tous les esprits

Par L'Economiste | Edition N°:2381 Le 12/10/2006 | Partager

. La transition énergétique a démarréPOUR trouver un substitut au pétrole, bien des idées font ou refont surface. Certaines semblent loufoques (moteur à eau, à air comprimé) d’autres émergent (les biocarburants) ou sont encore au stade d’études telle la pile à combustible. Les constructeurs automobiles, après avoir tout misé sur le diesel, travaillent sur l’éthanol et un moteur hybride, électrique et diesel. Renault, accro au diesel, continue d’explorer les voies de l’électrique et de l’éthanol. BMW, General motors et Honda ont signé un accord pour travailler conjointement sur l’hydrogène. Ford a une longueur d’avance en matière d’éthanol, puisque la marque vend déjà des véhicules dits «Flex-Fuels» (essence et éthanol) en France. Sâab et Volvo sont aussi prêts. Citroën et Fiat explorent, de leur côté, part la voie du GNV (gaz naturel pour véhicule) et vendent déjà des voitures qui en sont équipées. En Europe, les gouvernements se mobilisent aux côtés des industriels . Il y a un an en France, Dominique de Villepin a appuyé sur l’accélérateur. Avec l’objectif d’atteindre 5,75% de biocarburants dans la consommation totale dans deux ans, 10% en 2015. Le bioéthanol sera bientôt servi dans les stations d’essence. En outre, le gouvernement a donné un petit coup de pouce au GPL. Toute personne qui achète un véhicule carburant au GPL peut bénéficier d’un crédit d’impôt de 2.000 euros (22.000 dirhams) à condition d’émettre moins de 200g de CO2 par kilomètre. Les scandinaves n’ont pas une réputation d’écologistes usurpée. En Suède, l’éthanol est en plein essor depuis que le gouvernement a décidé de le détaxer. L’an dernier, plus de trois cents pompes ont encore été installées sur le territoire. La Norvège a inauguré sa première pompe à hydrogène il y a deux mois, et l’Allemagne annonce deux installations imminentes à Berlin et à Munich. Au Brésil enfin, l’éthanol fait totalement partie du paysage automobile, le pays étant un gros producteur de canne à sucre. 40% des pleins d’essence sont d’ailleurs faits à l’éthanol.


Ils sont déjà dans les moteurs...

L’éthanol: Obtenu à partir de betteraves ou de cannes à sucre, l’éthanol est un alcool que le moteur absorbe à la place de l’essence ou en sus de cette dernière. C’est un carburant prometteur pour le monde entier, dont l’inconvénient est d’exiger une agriculture intensive, donc elle-même polluante.Le biodiesel: Appelé aussi «diester», cette huile résulte entre autres d’un traitement du colza. Elle peut être utilisée dans n’importe quel moteur diesel pour un coût de transformation minime. Mais comme l’éthanol, il nécessite une culture intensive.Le GPL: Le gaz de pétrole liquéfié est un mélange d’hydrocarbures légers stockés à l’état liquide. Il est issu du raffinage du pétrole et du traitement du gaz naturel. Si le GPL pollue moins que le pétrole, ses réserves sont elles aussi limitées.L’hybride: Déjà largement utilisé (la Toyota Prius est un succès), le moteur hybride qui marie électricité et énergie fossile, et représente une excellente solution de transition. Comme le GPL, les économies réalisées (20% de carburants en moins) retardent l’éventuel épuisement du pétrole.Le gaz naturel pour véhicule: Identique au gaz de ville, d’un bon rendement énergétique, le gaz naturel peut être exploité dès son extraction. Le GNV est épuisable et non encore utilisé à la pompe.L’électricité: L’avantage des véhicules électriques est double: aucune pollution directe et un silence presque total. Mais l’autonomie demeure faible, les batteries prennent de la place, et la production d’électricité est polluante.L’hydrogène: Activement testé, ses émissions polluantes sont nulles; ses ressources, infinies. Mais l’hydrogène pose des problèmes de production, de distribution et de stockage.Said MABROUK

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