×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Politique Internationale

L’aide alimentaire arrive enfin en Libye

Par L'Economiste | Edition N°:3513 Le 21/04/2011 | Partager
10.000 morts et 55.000 blessés en deux mois
La coalition refuse l’idée d’une intervention au sol

Des réfugiés de la ville de Misrata attendent désespérément l’aide humanitaire

L’ONU a annoncé, mercredi, l’ouverture du premier couloir humanitaire dans l’ouest de la Libye. Cette annonce intervient au moment même où l’Organisation internationale pour les migrations prépare une troisième opération d’évacuation de migrants bloqués à Misrata.
La guerre civile a fait, en deux mois, plus de 10.000 morts et 55.000 blessés en Libye. Ce lourd bilan a alerté la communauté qui s’empresse de déployer les opérations d’aide humanitaire depuis mardi. La Grande-Bretagne, la France et l’Italie ont d’ores et déjà annoncé qu’elles dépêchaient des conseillers militaires auprès des rebelles. Cette aide logistique intervient suite à l’appel des rebelles à une intervention occidentale au sol. Mardi, les troupes loyalistes avaient lancé une offensive sur la ville de Misrata, à 200 km à l’est de Tripoli. Des ambulances avaient été prises pour cible. Les intenses combats qui ont eu lieux mardi dernier démontrent l’attachement du colonel Kadhafi au pouvoir. Le chef du Conseil national de transition (CNT) libyen, Moustapha Abdeljalil, en tournée européenne, explique que Kadhafi «n’abandonnera jamais le pouvoir que par la force».
Le fils du dictateur libyen, Seif al-Islam a même annoncé mardi soir son «optimisme» avant d’assurer la victoire du régime. Un mois après le début de l’intervention de la coalisation internationale, des voix expriment la nécessité d’interventions au sol. Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, s’est déclaré tout à fait hostile à cette option.
Un responsable des rebelles à Misrata, Nouri Abdallah Abdoullati, a déclaré à la presse: «Nous n’avons accepté (jusqu’à présent) la présence d’aucun soldat étranger dans notre pays, mais désormais, nous sommes confrontés aux crimes de Kadhafi et nous demandons sur la base de principes humanitaires et islamiques que quelqu’un vienne et fasse cesser la tuerie».
Des avions de l’Otan survolent la ville, mais se disent empêchés par l’utilisation de boucliers humains par les forces pro-Kadhafi.
Mercredi, un ferry grec affrété par le Qatar était prêt à embarquer à Misrata plus de 1.000 personnes, femmes et enfants libyens blessés. Ainsi que des travailleurs africains (Nigériens et Tchadiens). Ils seront transportés à Benghazi, fief de la rébellion.
Un bateau de l’Organisation internationale pour l’immigration (OIM) devrait accoster dans les prochains jours à Misrata pour évacuer un millier de migrants supplémentaires sur les 4.000 bloqués dans des conditions désastreuses. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a commencé à acheminer par voie terrestre de la nourriture pour 50.000 personnes vers cette zone à bord d’un convoi passé par la frontière tunisienne lundi.
Les Etats-Unis sont les grands absents de l’opération humanitaire. Le vice-président américain, Joe Biden, a estimé que l’Otan peut se passer des Etats-Unis en Libye. Washington est, selon lui, plus utile sur d’autres théâtres d’opération comme le Pakistan ou l’Egypte.

Houda SIKAOUI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc