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L’affaire COS-ONE tourne au burlesque

Par L'Economiste | Edition N°:1766 Le 12/05/2004 | Partager

. Sans nouvelles, les victimes décident de se faire écouter par la wilaya et le CIH. La banque enfermée dans un carcan administratif compte procéder à la vente aux enchères.... ... bien que l’ONE propose la vente de terrains en contrepartie des titres fonciersL’affaire COS-ONE (cf. www.leconomiste.com) prend une allure cauchemardesque. Les habitants des lotissements Mzouga V et Aïn Diab II avaient beaucoup misé sur la parution de leurs déboires dans la presse pour entrevoir un début de solution ou du moins une réaction de la part des responsables. Peine perdue. Ils ont dû utiliser la ruse et à défaut la hardiesse, pour tenter de s’adresser aux autorités compétentes et faire entendre leur voix. Sous peine de voir leurs habitations vendues aux enchères le 28 mai alors que la plupart s’est acquittée des règlements. La première étape de ce périple démarre donc à la wilaya de Casablanca. Une trentaine d’habitants s’y sont rendus, hier 11 mai, dans l’espoir d’exposer leur problème. Ce qui, selon eux, s’est déroulé sans incident. “Les autorités publiques ont été très compréhensives dans la mesure où elles ont manifesté de l’intérêt pour notre cause”, déclare Badr Berrada, membre de l’association Mzouga V. Egalement prévu dans leur plan de route, la visite au CIH qui, elle, ne s’est pas aussi bien passée. Premier obstacle à l’entrée de la banque: les vigiles auraient refusé l’accès au groupe prétextant que le CIH n’était pas concerné par l’affaire du COS-ONE. “Ces personnes ne sont pas habilitées à juger de l’importance d’une affaire pour se permettre de nous refuser l’accès à l’établissement”, explique une des victimes. Alors que ces dernières s’y sont rendues pacifiquement demandant à rencontrer les responsables. Ce qui a créé une légère tension au sein du CIH. “Les responsables de la banque ont même menacé d’alerter les forces de l’ordre”, indique Berrada. Rendez-vous est tout de même pris pour l’après-midi avec le service contentieux. Beaucoup de bruit pour pas grand-chose finalement. La réunion qui a duré presque deux heures s’est soldée par un échec. Et pourtant, tous les ingrédients étaient là pour trouver une issue au problème. “L’ONE a proposé une offre concrète de vente de biens appartenant au COS pour laquelle le CIH demande une expertise qui prendra au moins une vingtaine de jours”, explique un des membres de l’association. Jusque-là tout va bien. “Le comble, c’est que la vente aux enchères est toujours maintenue pour la même date”, ajoute-t-il. Selon les plaignants, “le CIH rétorque que c’est parce que les anciens responsables qui n’ont pas respecté les procédures se sont retrouvés sous les verrous et que pour cette raison, la vente aux enchères telle que prévue par la réglementation doit avoir lieu”. L’histoire devient grotesque.F. T.

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