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L’administration gérée comme une entreprise?

Par L'Economiste | Edition N°:1657 Le 08/12/2003 | Partager

. L’objectif est de la rapprocher du citoyen. Pour cela, simplification des procédures, loi anticorruption et loi sur l’administration bientôt mises en pratiqueQuelles réformes entamer et quels chantiers privilégier pour que l’administration marocaine du XXIe siècle réponde au souci d’efficacité et de productivité? Ce n’est pas là la question que se pose un chercheur universitaire mais celle à laquelle doit répondre Najib Zerouali, ministre chargé de la modernisation des secteurs publics. La réunion mensuelle organisée par la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM), le jeudi 4 décembre, a été l’occasion de traiter de la stratégie et du programme de modernisation des administrations et de simplification des procédures administratives. Le ministre, invité de la CFCIM, a dû convaincre une assistance d’hommes d’affaires rompus aux tracasseries administratives et à certaines pratiques non conformes aux principes éthiques. Les procédures souvent complexes et lentes, la corruption au sein du corps des fonctionnaires, l’absence d’une culture de la transparence dans l’administration, la centralisation des décisions et les aberrations qu’elle peut engendrer relèvent désormais du département de Zerouali. Autant dire que la tâche n’est pas facile et que la réussite ou, le cas échéant, l’échec de la stratégie conçue pour résoudre ces problèmes relève d’une volonté commune. “L’ensemble des pays ont compris que c’est par la modernisation des secteurs publics que l’on peut atteindre le développement durable”, explique le ministre. La mission du ministère s’étend par conséquent aussi bien aux entreprises publiques qu’aux collectivités locales et services concédés”. Pour Zerouali, les activités d’un pays s’articulent autour de quatre “cercles”: le “tout public” où la privatisation n’est pas envisageable, les services que l’on peut concéder, le cercle au sein duquel public et privé sont partenaires et le “tout privé”. Il s’agit, pour assurer un fonctionnement cohérent de l’administration et de l’économie, de mettre en place une coordination entre ces composantes. Au département de Zerouali, on parle de quatre grands chantiers “prioritaires”. Une des problématiques centrales est de rapprocher le citoyen de l’administration, donc agir sur la relation entre la prestation administrative et le service public. C’est dans cette optique que la création de pôles synergiques régionaux a été proposée. La simplification des procédures est non moins importante. Longtemps décriée comme un des principaux obstacles au développement des investissements notamment étrangers, elle tend à évoluer dans le bon sens. Avec les centres régionaux d’investissement (CRI), des discussions sont en cours pour permettre aux entreprises de disposer d’un “identifiant national”. Il s’agit également de standardiser les procédures dont 512 sont fréquemment utilisées. Mais pour que l’administration fonctionne selon les règles établies, il faut s’attaquer à la corruption. “La loi sur la corruption et la transparence est finalisée”, indique Najib Zerouali, “de nouveaux concepts ont été introduits”. Ils sont notamment relatifs aux conflits d’intérêt, à l’obligation de publier l’ensemble des étapes de passation d’un marché public et à celle de publication des résultats des commissions des marchés. C’est au niveau de son application que les résistances risquent d’apparaître. En tout état de cause, la volonté politique rejoint la pression internationale sur le volet de lutte contre la corruption. Au-delà de la simplification des procédures, c’est l’image du pays qui est en jeu; ce qui influence directement des décisions aussi importantes que le financement de l’économie. Enfin, la modernisation des secteurs publics concernera la mise en place de la loi sur l’administration. Les 187 articles qui la composent déterminent les règles de fonctionnement, les devoirs et obligations des fonctionnaires, les nouveaux statuts de la fonction publique, les procédures de carrière administrative… Les 350 à 400 types de fonctionnaires seront, une fois la loi adoptée, régis par 8 à 9 statuts particuliers. L’objectif est de permettre une meilleure maîtrise des effectifs et d’assurer l’efficience du service public. “L’ensemble des ministères ont validé la loi et j’espère qu’elle sera mise en place dès la prochaine session parlementaire”, souhaite le ministre. Tâche certes difficile mais incontournable pour que la citoyenneté ne soit ni un slogan à la mode ni une utopie mais une donnée structurelle. Amale DAOUD

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