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Kyoto/changements climatiques: Les pays les plus démunis sont mal préparés

Par L'Economiste | Edition N°:1479 Le 19/03/2003 | Partager

. Les catastrophes naturelles vont se multiplier en raison du réchauffement climatique en cours . La délégation irakienne quitte le ForumLa délégation irakienne a quitté hier mardi le troisième Forum mondial de l'eau, après l'annonce par les Etats-Unis d'un ultimatum donnant 48 heures à Saddam Hussein pour quitter l'Irak, mais les organisateurs ont indiqué que le Forum était maintenu. «Nous pouvons confirmer que l'ensemble des cinq délégués irakiens au Forum mondial de l'eau ont quitté Kyoto (ouest) et rentrent chez eux«, a déclaré Masao Abe, un responsable de l'ambassade d'Irak à Tokyo. Hideaki Oda, un responsable du secrétariat du forum, a indiqué à Kyoto que les délégués irakiens «avaient pris part à la cérémonie d'ouverture dimanche« et devaient à l'origine rester toute la semaine. «La délégation est menée par le docteur Ali, vice-ministre irakien en charge de l'Irrigation«, a indiqué Oda. Celui-ci a annoncé la mise en place d'un bureau d'information spécial où les délégués peuvent s'informer des possibilités de départ de Kyoto mais il a exclu une annulation du Forum ou de la réunion ministérielle annoncée pour samedi et dimanche. La ministre de l'Aménagement du territoire, Chikage Ogi, a indiqué à la presse qu'elle ne viendrait pas à la réunion qu'elle devait présider samedi en cas d'attaque de l'Irak par les Etats-Unis. Dans ce cas, son vice-ministre y assistera à sa place, a indiqué Shozo Kobayashi, un porte-parole. Malgré les tensions internationales, les travaux du forum se poursuivent. Les experts continuent de maintenir des discours alarmants. Selon eux, les catastrophes naturelles faisant des milliers de victimes vont se multiplier en raison du réchauffement climatique en cours, mais les pays pauvres manquent cruellement de systèmes de prévention. Face aux désastres qui menacent, il est possible d'agir, notamment parce que les scientifiques «disposent de meilleurs instruments pour prévoir le temps, pour savoir si le prochain trimestre sera plus sec ou humide qu'habituellement«, a indiqué William Cosgrove, vice-président du Conseil mondial de l'eau. Mais ces informations doivent parvenir aux premiers concernés: les Etats, régions et villages à risque. Cosgrove a cité le cas du Mozambique, où après deux années d'inondations tragiques en 2000 et 2001, le gouvernement a mis en place un centre de prévention avec l'aide de la Croix-Rouge internationale. «Un nouveau cyclone a eu lieu, il y a quelques semaines, mais les gens étaient prévenus: personne n'a été tué, ce qui veut dire que l'expérience fonctionne«, a indiqué Madeleen Helmer, directrice de la Croix-Rouge aux Pays-Bas où l'organisation a créé en juin 2002 un centre international de prévention des désastres causés par les changements climatiques. Mais «l'assistance de la Croix-Rouge représente peu de choses par rapport aux besoins énormes des pays«, a estimé Rajendra Pachauri, responsable du Panel intergouvernemental sur les changements climatiques. «Beaucoup essaient de se préparer seuls cependant, il faut des infrastructures (des agences météorologiques, des centres de prévention). Les organisations internationales doivent être plus actives. «Il y a une dimension morale dans cela«, car les pays du Nord sont responsables des changements climatiques dont souffrent les pays du Sud, a-t-il noté. L'irrigation est un sujet qui a également marqué les discussions du Forum.Les experts estiment que 60% de l'eau d'irrigation est gaspillée en raison souvent d'un arrosage excessif. En effet, l'agriculture consomme environ 70% de l'eau fraîche sur la planète et au rythme de progression de la population mondiale et de l'expansion des mégalopoles, les ressources seront insuffisantes pour nourrir tout le monde, ont constaté les experts. L'une des techniques les plus cotées lors du Forum est l'irrigation au goutte-à-goutte et son utilisation pour des produits de base comme les légumes à racines peut réduire de plus de la moitié la consommation d'eau et générer des rendements plus élevés, selon David Molden de l'Institut de la gestion internationale de l'eau. L'irrigation au goutte-à-goutte via des tubes en plastique très localisés est particulièrement adaptée aux cultures méditerranéennes. Elle s'est enracinée aussi en Afrique, selon Suhas Wani de l'Institut international de recherche sur les tropiques semi-arides. Des horticulteurs d'Erithrée sont parvenus à cultiver des fleurs avec de bons rendements et à les exporter. Au Niger, au Nigéria et au Burkina-Faso, un programme israélien à bas coût a permis de créer des pépinières dans le cadre du programme African Market Gardens. En étant plus efficace dans l'irrigation et la collecte d'eau de pluie, il serait possible de multiplier par deux le rendement des récoltes, ont estimé des experts.(AFP)

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