×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Kénitra: «L’agro-industrie, un secteur d’avenir pour la région»
Entretien avec Jamal Attari, directeur du CRI

Par L'Economiste | Edition N°:1794 Le 21/06/2004 | Partager

Pour Jamal Attari, si l’agro-industrie est un secteur porteur, il ne faut pas oublier d’autres créneaux comme le tourisme ou l’artisanat. Encore faut-il résoudre les contraintes foncières… Secteurs porteurs dans la région, entraves à l’investissement, nouveaux statuts du CRI… - L’Economiste: Quels sont les secteurs qui peuvent intéresser les investisseurs dans le Gharb ?- Jamal Attari: D’après une étude confiée par le CRI à un cabinet spécialisé, il ressort que la région du Gharb-Chrarda-Béni Hssen a un grand avenir dans l’agro-industrie. Elle a plusieurs atouts dont notamment ses ressources hydriques estimées à plus de 5,6 milliards de m3 d’eau. En fait, cette région constitue la plus forte concentration des barrages et le périmètre d’irrigation le plus étendu du pays. Ses terres fertiles favorisent des cultures variées à fort rendement. Cette région abrite les principales cultures traditionnelles, les maraîchers et les cultures industrielles comme le riz et les agrumes. Ceci incite à l’installation de plusieurs unités de conditionnement de la fraise, des entrepôts frigorifiques de fruits et légumes, des conserveries d’artichauts, des huileries, des silos de stockage, des unités de production d’aliments pour bétail, la production des viandes, la transformation du fruit, etc.- La région ne risque-t-elle pas de miser sur un seul secteur?- Là, je vous ai présenté le secteur dominant qui correspond à la vocation de la région. Nous œuvrons également pour promouvoir le secteur touristique car la région dispose d’un littoral d’une longueur de 140 km, des réserves de chasses, des sites archéologiques Banassa, Thamusouda qui offrent plusieurs opportunités d’investissement. Les autres secteurs d’activités, l’industrie, l’artisanat et l’habitat présentent aussi plusieurs possibilités d’investissement.- Quelles sont les principales entraves à l’investissement?- D’une manière générale, les principales entraves résident dans le déficit en infrastructures et la non-qualification des espaces d’investissement. Le terrain à l’état «brut» ne répond pas aux normes et ne constitue plus un bon produit d’accueil. Aussi, ces entraves résident dans le caractère contraignant des procédures, notamment celles relatives à l’attribution des terres agricoles ou à vocation agricole faisant partie du domaine privé de l’Etat, l’occupation du domaine forestier et l’occupation du domaine public.- Quelles sont les actions à entreprendre pour améliorer l’environnement de l’investissement?- La délocalisation des commissions centrales dont l’avis est requis pour les opérations foncières au niveau régional serait très bénéfique pour la relance de l’investissement. Ceci ne peut être efficace que s’il y a un accompagnement en terme de simplification des procédures contraignantes pour certaines autorisations. L’investissement est l’affaire de tous. Tous les acteurs sont alors interpellés pour œuvrer de concert en vue de sa promotion. Quand le foncier ne posera plus de problème, il serait plus facile d’aménager des espaces d’investissement, parcs industriels, zones d’activités économiques, pépinières d’entreprises, districts industriels, sites touristiques… - Disposez-vous des ressources humaines nécessaires pour accompagner ces investisseurs?- Le problème ne se pose pas en terme d’effectif mais plutôt en terme de motivation et de compétence. Le statut du personnel des CRI n’a pas encore vu le jour, nous avons procédé à quelques recrutements par contrat pour renforcer l’équipe du CRI, mais nous attendons le statut pour régulariser la situation du personnel mis à la disposition du CRI qui s’investit pleinement et que je considère parmi les fondateurs de cette administration nouvelle. Ce statut va permettre de recruter d’autres profils de pointe pour renforcer l’équipe existante.- Qu’est-ce que ça vous a rapporté, le statut de SEGMA?- En fait le statut de Service de l’Etat géré de manière autonome (SEGMA), entré en vigueur depuis janvier 2004, permet une souplesse et une efficacité dans la gestion de ces institutions nouvelles. Ce mode de gestion permet aux CRI de faire des recettes, d’engager des dépenses, de constituer des provisions,  de vendre des produits et des prestations. C’est un mode proche de la gestion d’une entreprise qui permet de mesurer les performances et d’évaluer la qualité des services.


Délai de création

Pour le CRI de Kénitra, le délai de création d’une entreprise est de moins de 8 heures pour les personnes physiques et de 12 heures pour les personnes morales. Ce délai ne dépend aujourd’hui que du temps mis par le créateur pour aller enregistrer les statuts et faire l’annonce légale au journal. «Sinon la création de l’entreprise au CRI ne prendra que quelques minutes», note Attari. Propos recueillis par Yacine AMINE

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc