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Jours fériés: Des milliards perdus pour la fête

Par L'Economiste | Edition N°:2153 Le 17/11/2005 | Partager

. Une communication très mal gérée. Des missions d’experts perturbées. Banques: Le casse-tête des dates de valeurRush généralisé sur les guichets bancaires mardi dernier en fin de journée. Phénomène prévisible, vu les hésitations et la mauvaise gestion de la communication.Dès le 11 novembre, l’annonce du pont accordé au secteur public à l’occasion du cinquantenaire de l’Indépendance, a donné lieu à des commentaires divers et variés et fait exploser les factures de téléphone, au grand bonheur des opérateurs télécoms! Mais elle a aussi réussi à diviser le Maroc en deux. D’un côté, les fonctionnaires et employés des établissements publics, les heureux bénéficiaires. De l’autre, le secteur privé est resté dubitatif, à tel point que les affaires ont tourné au ralenti depuis le début de la semaine. «Férié ou pas férié? C’est devenu une question nationale!» ironise un patron d’entreprise. Ce n’est pas peu dire, car l’enjeu est de taille. Pour mémoire, une journée normale de travail permet au Maroc de créer en moyenne plus de 1 milliard de DH de richesse, sur la base d’un PIB de 440 milliards de DH en 2004.Même si une bonne partie du tissu productif a décidé de travailler les 16 et 17 novembre, elle ne peut que souffrir du ralentissement de la machine. En première ligne, les banques qui ont décidé in extremis de suivre la banque centrale. Le suspense, qui a duré près de 48 heures, a tenu en haleine non seulement les employés mais aussi les opérateurs. La question n’a été tranchée que mardi 15 novembre en fin d’après-midi par la diffusion d’un communiqué du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM). Ce qui ne manquera pas de perturber le dénouement des transactions et compliquer davantage la comptabilisation des dates de valeur. Et c’est à l’entreprise d’en payer les frais. Mais la clientèle privée n’est pas épargnée. Elle a, elle aussi, été prise de court pour ses opérations de retrait. Ce qui explique que les guichets automatiques aient été littéralement pris d’assaut. La diffusion tardive du communiqué (après 17 heures) a dû être calculée pour éviter le grand rush au niveau des agences bancaires avec des risques de débordements difficiles à gérer.Les entreprises ont vu également leur planning de travail perturbé. «Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de sociétés qui ont programmé de faire venir cette semaine des consultants étrangers!» confie un responsable de fédération professionnelle. Sachant que les frais de mission s’élèvent à pas moins de 1.200 euros par jour et que le calendrier est fixé plusieurs mois à l’avance, c’est la crédibilité de l’entreprise qui en prend un coup. Sans parler des conséquences douloureuses sur leur trésorerie.Jihad RIZK

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