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Journées médias: Les professionnels insistent sur la révision du code de la presse

Par L'Economiste | Edition N°:1504 Le 23/04/2003 | Partager

. Le plan d'action n'y fait guère allusion. Toilettage à 2M et à la RTM pour préparer les deux chaînes à la concurrenceLes journées d'étude sur les médias au Maroc se sont achevées hier. Pendant deux jours, les différents intervenants dans ce secteur se sont efforcés de mettre en exergue les problèmes dont souffre la profession. Ils ont également proposé des solutions. Normal, le thème de ce colloque n'est-il pas «les enjeux de la réforme«?Deux ateliers ont été instaurés. L'un sur la presse écrite et l'autre sur le secteur audiovisuel. A l'heure où nous mettions sous presse, leurs recommandations n'avaient pas encore été présentées. Mais les interventions ont été axées sur la nécessité d'activer le plan d'action du ministère et ne plus se contenter de voeux pieux. C'est d'ailleurs l'une de leurs principales craintes.Les professionnels ont également souligné l'urgence de revoir le code de la presse auquel le plan d'action ne fait nullement allusion. La promotion de la notion d'entreprise de presse contenue dans la stratégie est en complète contradiction avec les sanctions physiques prévues par le code contre le directeur ou le journaliste. La responsabilité pénale doit être transférée à l'entreprise et non plus au directeur de publication.En matière de formation, Latifa Akherbach, rapporteur de la commission presse écrite, a estimé que l'Institut supérieur de l'information et de la communication (ISIC) «ne doit plus être considéré comme un service du ministère, mais être érigé en véritable établissement public afin de garantir une bonne formation aux futurs professionnels de la presse«.En tout cas, le ministère de la Communication a déjà préparé les grandes lignes de sa réforme. Pour ne pas dire la réforme tout court. C'est sur un véritable plan d'action que Nabil Benabdallah a levé le voile à l'occasion de cette rencontre. Sa stratégie s'articule autour de cinq axes principaux.Première priorité: la refonte du secteur audiovisuel public. C'est un immense chantier où le ministère sera appelé à fournir beaucoup d'efforts. Il s'agit en fait de finaliser, d'ici la fin de l'année, l'arsenal juridique pour la libéralisation de ce secteur et partant, l'entrée d'opérateurs privés, nationaux et étrangers. Justement, pour pouvoir affronter cette rude concurrence, la RTM et 2M vont connaître une importante mise à niveau sur le plan juridique et côté gestion financière et ressources humaines. La RTM sera transformée en véritable holding multiservice. La télévision, la radio, le réseau de télédiffusion, une régie publicitaire… tout sera filialisé et chaque entité sera constituée en SA à capitaux publics. Même chose pour 2M dont la mission de service public sera clairement définie, notamment en développant l'approche régionale. En outre, et dans une optique de diversification de l'offre audiovisuelle publique, le plan d'action de Benabdallah prévoit la création de chaînes et radios thématiques. En somme, la proximité est le maître mot concernant la mise à niveau du secteur de l'audiovisuel.Deuxième axe de la stratégie: la mise à niveau de l'entreprise de presse. Le ministre a déclaré à L'Economiste qu'il considère «cette mise à niveau beaucoup plus profonde que le débat autour du code de la presse écrite«. Pour ce faire, il propose de mettre en place des contrats-programmes pour le développement d'une véritable industrie de la presse. Le but est de promouvoir le professionnalisme dans le traitement de l'information (code de déontologie) et dans la gestion financière et des ressources humaines (formation, respect des droits sociaux des journalistes…).Parmi les mesures essentielles, il y a également la création d'un office de justification de la diffusion (OJD) chargé de contrôler les ventes de chaque support. Cet instrument est incontournable certes pour dresser le palmarès des journaux, mais surtout pour permettre à ces derniers d'ajuster leur offre aux exigences du lectorat et partant d'attirer un maximum d'annonceurs.Ce dernier aspect est capital pour la survie de toute entreprise de presse. C'est d'ailleurs l'objet du troisième axe du plan d'action: le secteur de la publicité. Un chantier important et hautement délicat. Comment attirer les annonceurs? Et quels sont les critères pris en considération au moment de l'établissement du média-planning? Le ministère propose de créer un cadre réglementaire pour organiser la concurrence.Le quatrième axe est sans doute celui qui interpelle le maximum de journalistes: la formation et le développement des ressources humaines. C'est un corollaire de la mise à niveau de l'entreprise de presse écrite et audiovisuelle. La stratégie préconise d'adapter la formation aux besoins du marché en partenariat avec l'ISIC, les universités et le secteur privé.Dernier volet du plan d'action: la redéfinition des missions du ministère de la Communication. Benabdallah estime que désormais l'Etat devra jouer le rôle de contrôle, d'encadrement et de promotion de l'image du Maroc «en synergie avec la Haute autorité de la communication audiovisuelle«. En outre, le ministre s'est engagé à mettre en place un observatoire des médias indépendant des pouvoirs publics.Abdelmohsin EL HASSOUNI

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