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Société

Journée de l’Interdépendance
Impliquer aussi la société civile internationale
Entretien avec Faouzi Skalli, président du Forum de Fès

Par L'Economiste | Edition N°:2361 Le 14/09/2006 | Partager

La 4e édition de l’Interdependence Day s’est achevée mardi dernier. Les réflexions menées à Fès et Casablanca étaient de qualité. Pour Faouzi Skalli, directeur du Festival des musiques sacrées du monde et du Forum de Fès et coorganisateur de la journée de l’Interdépendance 2006, les maux que connaît aujourd’hui le monde peuvent être réglés de manière solidaire et concertée. . L’Economiste: Comment est née l’idée d’organiser l’Interdependence Day 2006 au Maroc? - Faouzi Skali: C’est une idée de Benjamin Barber, l’auteur d’un ouvrage au succès mondial, intitulé «Jihad vs McWorld». Il avait écrit ce livre quelques mois avant le 11 septembre 2001. Il y indiquait que les intégrismes, religieux et matérialiste, allaient s’affronter. L’Histoire lui a donné raison. Invité au dernier «Forum de Fès: une âme pour la mondialisation», Barber a séduit les auditeurs. Et c’est lui qui a proposé d’organiser la 4e édition de l’Interdependence Day 2006 au Maroc. . Quelle a été la particularité de cette édition? - Il faut rappeller que l’Interdependence Day n’est pas une célébration du 11 mais du 12 septembre, c’est-à-dire que nous nous demandons ce qu’est devenu le monde de l’après-attentats, en terme d’orientations principales (politiques, sociales, économiques, démographiques et environnementales). Nous avons touché les citoyens du monde en tirant au clair cette situation avec la société civile internationale. Ainsi, nous avons abordé le thèmes «religion et globalisation» et «jeunesse et foi», un sujet qui traverse l’ensemble de l’actualité. . Pourquoi avoir réparti l’organisation entre les villes Fès et Casablanca? - Pour deux raisons. Fès est la capitale spirituelle du pays. Mais c’est aussi le lieu qui accueille le Festival des musiques sacrées ainsi que le forum Spirit of Fez. Donc, à la base, il existe déjà une réflexion en actes, qui se déroule dans cette ville à travers les multiples manifestations qu’elle abrite. Et Casablanca, parce que c’est là qu’ont eu lieu les attentats du 16 mai 2003. C’est aussi le lieu où la globalisation se manifeste le plus dans tous ses aspects au Maroc. Donc, il était nécessaire d’associer cette ville pour réunir les différents aspects du Maroc et ceux du monde musulman en général. En tout cas, l’événement a connu un franc succès. . Comment expliquez-vous ce succès? - Je crois que parmi les pays arabes et musulmans, le Maroc a une grande expérience qu’il est important de souligner. La liberté d’expression qu’on y connaît aujourd’hui est un acquis considérable. Lors de cette 4e édition, et de l’avis de tous les participants, nous avons mené une action positive à un niveau mondial avec des leaders venant du monde entier et d’une façon ouverte. Nous avons aussi montré que les problèmes collatéraux, qui sont en quelque sorte dus à cette fameuse mondialisation, peuvent être réglés d’une manière solidaire et concertée. Enfin, la réalité de l’interdépendance de fait ne doit pas être gérée simplement entre Etats mais aussi entre citoyens du monde.  


Un évènement international

L’Interdependence Day est organisée chaque année dans l’une des grandes capitales mondiales. Ainsi, la première manifestation a été célébrée conjointement à Philadelphie et à Budapest. La deuxième a eu lieu en 2004 à Rome, avec le soutien du pape Jean-Paul II et en partenariat avec le maire Walter Veltroni et Romano Prodi, l’actuel premier ministre d’Italie, qui était alors le président de la Commission européenne. La 2e édition a été l’occasion de signer une nouvelle charte européenne de l’interdépendance. En 2005, l’Interdependence Day a eu lieu en partenariat avec le Collegium international de Paris, fondé par l’ancien premier ministre français Michel Rocard, le président de Slovénie Milan Kucan, l’ex-ambassadeur français Stephane Hessel, et Benjamin Barber. Propos recueillis par Youness SAAD ALAMI

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