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Politique

Jettou: «La plupart de nos programmes vont plus vite que prévu»

Par L'Economiste | Edition N°:1884 Le 27/10/2004 | Partager

. Les programmes sociaux se développent bien. Maroc Telecom financera le déficitL’un des budgets les plus difficiles à monter et aussi l’un des budgets qui fait le plus appel à la chance en face d’une cascade de déveines. Même si le ministre des Finances, Fathallah Oualalou ne l’a pas dit aussi fortement à la tribune du Parlement, c’est ainsi que le projet de loi de Finances pour l’année 2005 restera dans l’histoire des budgets.- L’Economiste: Dans le projet de budget, la dette explose, est-ce soutenable?- Driss Jettou: Ce qu’il faut savoir sur ce déficit, c’est qu’il retrace une dette, une très vieille dette de l’Etat envers ses employés, dette qui n’était inscrite nulle part. Il s’agit des 11 milliards de DH que nous verserons pour les retraites et dont nous emprunterons le montant correspondant sur les marchés. Je dois dire que les syndicats ont joué le jeu avec nous pour toutes ces décisions difficiles qui ont totalement occupé les réunions du dialogue social de cette année.- Le déficit du Trésor par rapport au PIB devient très inquiétant.- Vous auriez raison de vous inquiéter si effectivement le déficit était anormal, or, ce n’est pas le cas. Nous allons terminer l’année 2004 avec le niveau que nous avions annoncé, sans le dérapage que vous évoquez…- Comment est-ce possible?- Vous oubliez la vente de 14% de Maroc Telecom, qui va nous permettre de faire face aux contraintes, comme le tremblement de terre, les criquets, la hausse du pétrole, les conséquences budgétaires des anciens rounds du dialogue social. Mais malgré ces contraintes, je vois que le gouvernement a réussi presque toutes les accélérations que nous voulions faire.- Lesquelles?- Nous sommes au-delà de nos objectifs sur la formation professionnelle, sur le tourisme, sur les programmes sociaux comme le logement, l’électrification rurale, l’eau potable, les routes de campagne, sur les programmes productifs comme les zones industrielles et d’une manière générale, les infrastructures. Regardez le chantier de Tanger-Med, c’est l’un des plus grands. Il a été voulu et il est suivi par SM le Roi. Outre qu’il participe à l’entretien de la relance dans le nord et dans le pays, il va complètement changer la donne économique de la région. En fait, nos actions d’aujourd’hui ne se voient peut-être pas très bien, mais elles sont entièrement tournées vers la construction du Maroc de 2010.- Comment cela?- Sur les infrastructures, grandes ou petites, le budget de 2005 met plus d’argent qu’il n’y en a jamais eu car nous devons être au rendez-vous des divers accords que le Maroc a signés. Sur la formation des hommes, nous faisons un effort colossal. Pour la formation professionnelle par exemple, il n’y avait que 52.000 élèves, alors qu’à cette dernière rentrée, 108.000 ont été accueillis. Je ne vais pas entrer dans les détails, si j’insiste sur cet aspect de notre politique, c’est que le visage du Maroc en 2010 sera très différent. Il faut qu’il soit différent, car les enjeux sont très importants. C’est pour cela que je suis déçu par la mise à niveau des entreprises. Les soutiens que nous avons mis en place n’ont pas bien fonctionné, nous allons remettre tout cela à plat, très vite (cf. nos informations supra). - Mais parfois, le gouvernement va vite puis s’arrête inexplicablement; sur le code du travail par exemple, tout ce que vous avez fait ne sert à rien puisqu’il manque les décrets!- Je vous arrête tout de suite, tous les décrets sont prêts; ils n’attendent qu’un conseil des ministres. Ils sont regroupés en une quinzaine de décrets. Ce code fait partie de la mise à niveau des entreprises, car il change et modernise les rapports sociaux.


Le prix de l’essence

Quand on demande au Premier ministre comme aux experts des ministères des Finances ou de l’Energie, ce qu’il y a lieu de faire face à la terrible augmentation des prix du pétrole, ils ne répondent pas tout à fait à la question ou même, ils ne répondent pas du tout. Quand ils répondent, ils se lancent tous dans de longs développements sur le manque à gagner de la Caisse de compensation. Et depuis que le baril reste obstinément au-dessus de 35 dollars, ce sont des sommes déboursées dont ils parlent. Le petit ajustement de la fin de l’été est une goutte d’eau dans l’océan de la hausse du brut. Curieusement, le projet de budget prévoit des recettes inférieures de seulement 8% à celles de l’année dernière, alors que le prix de référence est un tiers plus élevé. Du coup, les carburants sont devenus moins chers au Maroc que dans les pays voisins (sauf l’Algérie) ou chez les pays concurrents. Une très bonne nouvelle pour le coût des facteurs, une très mauvaise nouvelle pour les finances publiques. L’Etat n’a plus de recettes sur le pétrole et l’Etat décaisse. Pour le seul butane, la subvention sera de 2,6 milliards de DH. En fait, si les responsables politiques évitent les réponses directes, c’est que la décision leur échappe. Depuis la fin du système d’ajustement automatique, c’est au Palais que ce genre de décision est revenu, comme sous le règne de Feu Hassan II.Propos recueillis par Nadia SALAH et Mohamed CHAOUI

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