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Jettou-Aznar: Une rencontre pour organiser l'agenda à venir

Par L'Economiste | Edition N°:1534 Le 06/06/2003 | Partager

. Le Maroc et l'Espagne se dirigent-ils vers une redéfinition de leurs relations bilatérales. Immigration clandestine, Sahara marocain, économie… l'ordre du jour était ouvert. Madrid appuie Rabat dans sa lutte contre le terrorismeLe dégel des relations maroco-espagnoles se confirme de jour en jour. Après plusieurs signes de détente, voire de réchauffement total, le Premier ministre marocain, Driss Jettou, a entrepris hier une visite officielle en Espagne sur invitation de son homologue José Maria Aznar. Cette visite est la première du genre depuis celle effectuée par l'ancien Premier ministre, Abderrahman Youssoufi, en juillet 2000.A noter que Driss Jettou n'était accompagné lors de cette visite d'aucun membre de son gouvernement. De même pour Aznar. Seuls quelques conseillers étaient présents, ainsi que les deux ambassadeurs.Dès son arrivée à l'aéroport de Madrid, Driss Jettou s'est envolé en hélicoptère vers le camp Quintos de Mora, situé dans la région de Tolède. Un accueil digne d'un grand chef de gouvernement lui a été réservé. Quintos de Mora est le lieu où Aznar a déjà reçu de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement avec lesquels l'Espagne entretient des relations privilégiées. C'est le cas des présidents américain, George Bush, et mexicain, Vicente Fox, ainsi que le Premier ministre britannique, Tony Blair.Le choix du camp Quintos de Mora est donc important sur le plan de la symbolique. C'est pratiquement l'équivalent du camp David américain. La discussion dans cette ferme se déroule souvent de manière décontractée.En effet, les entretiens entre les deux responsables marocain et espagnol se sont poursuivis pendant plusieurs heures. L'ordre du jour n'a pas été établi d'avance. «Un agenda ouvert signifie que tous les thèmes concernant les relations entre les deux pays seront soulevés«, souligne-t-on à l'ambassade espagnole à Rabat.Dans le registre bilatéral, il y a tout d'abord les relations économiques. A ce titre, l'Espagne est le deuxième partenaire du Maroc. A plusieurs reprises, des responsables ont manifesté leur souhait de hisser leur pays au premier rang des partenaires du Maroc. Cela a été rappelé par Juan Costa Climent, secrétaire d'Etat au Commerce et au Tourisme, et Ramon Gil Casares, secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, qui se sont déplacés à Casablanca, une semaine après les attentats du 16 mai afin de participer à une manifestation de solidarité organisée par la Chambre espagnole du Commerce au Maroc.Si le dossier économique fait l'unanimité entre les deux pays et ne pose aucun problème d'application, celui de l'immigration clandestine est, par contre, plus délicat. Les termes de l'accord de réadmission entre les deux pays sont en négociation depuis plusieurs mois. Le bouclage de cet accord est loin d'être évident. En effet, le Maroc a émis de sérieuses réserves quant à ses modalités d'application. Le groupe de travail composé uniquement de techniciens des deux bords et qui s'est penché sur ce dossier a rendu sa copie depuis plusieurs semaines. Reste aux politiques à apporter la touche finale et passer à la phase exécution. L'immigration clandestine revêt une importance toute particulière pour les Espagnols. La saison estivale est celle où le nombre des «pateras«, en provenance du Maroc, explose. Madrid souhaite ainsi trouver une solution le plus rapidement possible.Pour sa part, Rabat est beaucoup plus préoccupé par l'affaire du Sahara et le terrorisme.Le patron des services secrets espagnols (CNI), Jorge Dezcallar, s'est rendu à deux reprises au Maroc depuis les attentats du 16 mai. Une équipe d'enquêteurs espagnols est arrivée au lendemain des attentats de Casablanca afin de participer avec leurs homologues marocains à l'enquête sur les actes terroristes qui, rappelons-le, ont coûté la vie à quatre citoyens espagnols.Pour ce qui est de l'affaire du Sahara, les exigences marocaines ont été clairement annoncées et à plusieurs reprises. Il va sans dire que pour que le Maroc fasse des concessions sur le dossier de l'immigration clandestine, l'Espagne doit également lâcher du lest dans l'affaire du Sahara et pourquoi pas, carrément, soutenir la position marocaine.Les relations maroco-espagnoles seront ainsi abordées dans une optique globale. Il était également prévu que les deux chefs de gouvernement se mettent d'accord sur la date de la réunion de haut niveau (RHN) prévue pour l'automne prochain.A noter que l'Espagne a la ferme intention de jouer un rôle plus «efficace« dans la région du Maghreb et spécialement au Maroc. Cet objectif existe certes depuis plusieurs décennies, mais il a été sans aucun doute renforcé depuis quelques mois, après le ralliement de Madrid à la vision américaine du monde.Abdelmohsin EL HASSOUNI

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