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Economie Internationale

Japon: Les banques veulent être recapitalisées

Par L'Economiste | Edition N°:461 Le 11/03/1999 | Partager

Le secteur bancaire japonais bouillonne: assainissement et restructuration drastique. Les grandes banques ont officiellement déposé leur demande de recapitalisation sur fonds publics. Objectif: accélérer le provisionnement de leurs actifs à risque.
Globalement, ces établissements espèrent récolter, d'ici la fin du mois, 7.459,2 milliards de Yens, soit l'équivalent de 606,6 milliards de DH. Selon un quotidien japonais, le déblocage des fonds pourrait s'enclencher dès demain vendredi.
Commentant la situation, M. Koji Tanami, vice-ministre des Finances, a clairement laissé entendre que "cet effort considérable des pouvoirs publics allait permettre aux banques de consolider leurs opérations et se restructurer radicalement".
En contrepartie, les banques vont émettre au profit de la tutelle des actions subordonnées (titres non prioritairement remboursables en cas de faillite) ou encore préférentielles. Ces dernières n'ont pas le droit de vote mais peuvent être converties en actions ordinaires à l'issue d'une période variable selon l'établissement. Pour quelques banques (Daiwa Bank, Mitsui Trust, Toyo Trust et Chuo Trust), la conversion permettra à l'Etat de prendre le pouvoir à tout moment.

Pour le reste, la durée minimale de conversion des actions a été fixée à deux ans.
"Les conditions de la recapitalisation ont été instaurées pour refléter la situation économique présente de chaque banque", explique M. Hakuo Yanagisawa, ministre chargé de la Reconstruction du Système Financier. "L'objectif de l'Etat n'est pas d'acquérir rapidement des droits de vote", précise-t-il.
Contraintes d'accepter les conditions jugées particulièrement "sévères" des pouvoirs publics, les institutions concernées ont, qualifié la nationalisation de véritable épée de Damoclès.
"Les conditions attachées au versement des fonds constituent un levier pour contraindre ces banques à faire exactement ce que veut l'agence de supervision financière", souligne M. Jim McGinnis, analyste bancaire.
Concrètement, les demandes de recapitalisation doivent être avalisées successivement par l'organisme chargé de gérer les actifs "pourris" du système financier par le fonds de garantie des dépôts bancaires (DIC) et par la commission gouvernementale de reconstruction du système.

Yousra MAHFOUD (AFP)

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