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Economie Internationale

Japon: La restructuration du secteur bancaire se poursuit

Par L'Economiste | Edition N°:462 Le 12/03/1999 | Partager

· La Bourse a bien accueilli l'opération
· La Banque du Japon minimise le risque inflationniste
· Nouvelle baisse des taux de base: 2,6%


Nouvel épisode du feuilleton financier japonais. La Banque du Japon (BoJ) a annoncé mardi que la contraction de l'encours des crédits bancaires continue. Celle-ci se consolide pour le deuxième mois consécutif avec une baisse de 4,3% par rapport à son niveau du même mois de 1998.
L'encours des crédits ouverts évolue négativement depuis quatorze mois. Cela témoigne de la sévérité de la contraction de l'offre de crédit au Japon, suite aux difficultés rencontrées par les banques, l'automne dernier.
Du côté de la BoJ, les mesures de restructuration du secteur bancaire ne tarderont pas à avoir des retombées positives. Selon un porte parole de la BoJ, "globalement l'encours est resté stagnant, mais la situation très difficile semble en voie d'amélioration''. Dans le mouvement de restructuration, les banques japonaises avaient sollicité une recapitalisation pour un montant total de 7.459 milliards de Yens (57 milliards d'Euros). En attendant, l'Industrial Bank of Japon (IBJ: banque spécialisée dans le financement à long terme) a abaissé jeudi son taux de base bancaire à 2,6% contre 2,9%. Ainsi, l'IBJ s'est alignée sur la politique d'assouplissement monétaire de la Banque centrale, une politique qui vise à provoquer une baisse des taux longs.

L'argent au jour le jour à 0,02%


Ces derniers ont été à leur plus bas niveau de l'histoire à 2,2% en novembre. Ils sont passés à 2,9% début janvier. Cette hausse est intervenue pour tenir compte du krach intervenu sur le marché obligataire où ces banques se financent.
La baisse des taux d'intérêt a suscité par ailleurs quelques inquiétudes quant à la reprise de l'inflation. Cependant, la Banque centrale a rapidement rejeté une telle éventualité. "Nous faisons attention à ne jamais semer les grains de l'inflation'', a déclaré au Parlement le gouverneur de la BoJ, Masaru Hayami.
Rappelons qu'après la décision de la BoJ d'abaisser son taux au jour le jour de 0,25 à 0,15%, celui-ci est tombé la semaine dernière à 0,02% sur le marché. Ceci a été provoqué par l'effet d'injections massives de liquidités par la Banque centrale.
A noter également que la baisse des encours en février dernier a été le fait de la totalité des institutions bancaires non régionales. Ils ont reculé de 6,5% par rapport à février 1998 chez les banques commerciales à réseau. Les banques à financement à long terme ont accusé une baisse des encours de 8,2%. Ce taux a atteint 8,4% chez les banques de fiducie (trust banks). Les banques régionales ont en revanche augmenté leur encours de crédit de 0,1%. La BoJ et les spécialistes considèrent, de leur part, que la contraction de l'encours des crédits est exagérée par des facteurs exceptionnels. Parmi ces derniers figure la sortie des créances irrécupérables des bilans des banques.

Khalid TRITKI. (AFP)






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