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Israël/Palestine: La reprise des négociations? Un voeu pieux

Par L'Economiste | Edition N°:2245 Le 30/03/2006 | Partager

. Kadima doit faire profil bas pour obtenir une coalition   . Si le tracé des frontières est rejeté, Olmert l’appliquerait sans accord LE parti Kadima d’Ehud Olmert devrait former le prochain gouvernement en dépit de sa courte victoire aux législatives du 28 mars, qui ont consacré l’effondrement du Likoud (droite) opposé aux concessions territoriales. Dès le 2 avril, le président israélien Moshe Katsav entamera ses consultations avec les chefs des partis représentés à la nouvelle Chambre en vue de désigner, conformément à ses prérogatives, le candidat le plus apte à former le prochain cabinet. Olmert, dont la formation centriste Kadima a obtenu le plus grand nombre de sièges au Parlement. devrait être désigné pour former le gouvernement par le président de l’Etat au terme de ses consultations. Kadima est le seul parti en position pour constituer une coalition, mais la tâche va s’avérer plus compliquée que prévu compte tenu de son résultat décevant. Kadima peut cependant rallier plus de 75 députés, en obtenant le soutien (qui lui est déjà assuré) du parti travailliste, du parti Meretz (gauche), du parti des retraités et des deux partis ultraorthodoxes. La campagne à tonalité sociale du travailliste Amir Peretz a porté ses fruits, sa formation devenant un partenaire incontournable pour une future coalition dirigée par Olmert.Aujourd’hui, la volonté affichée du Premier ministre israélien par intérim et de son homologue palestinien Mahmoud Abbas de reprendre des négociations en vue d’un règlement du conflit relève d’un voeu pieux, tant le fossé qui les sépare est grand, estimaient hier 29 mars de nombreux analystes. Après la victoire de son parti, Olmert s’est dit prêt à des concessions territoriales et des négociations avec Abbas sur le tracé des frontières en Cisjordanie occupée, tout en brandissant la menace d’agir de manière unilatérale, faute de partenaire palestinien. Olmert a en effet dévoilé ces dernières semaines les grandes lignes d’un plan pour fixer les frontières d’Israël en annexant les principaux blocs de colonies en Cisjordanie, avec ou sans l’accord des Palestiniens. Dans son discours de victoire, il n’a pas manqué de souligner qu’il renoncerait au rêve d’un Grand Israël ainsi qu’à l’évacuation des juifs vivant dans des implantations. Et cela pour permettre aux Palestiniens de réaliser leur rêve d’avoir un Etat. Mais à une seule condition, assène-t-il, celle pour la Palestine de renoncer à son rêve de destruction. Ce n’est qu’à cette condition qu’il acceptera de s’asseoir à la table des négociations afin de créer une nouvelle réalité dans la région. A Khartoum, les leaders arabes qui achèvent leur sommet ont refusé toutes les solutions partielles et unilatérales entreprises par Israël. A Khartoum où il assistait au sommet, Abbas a aussi appelé Olmert à renoncer à son plan de séparation unilatérale s’il veut sortir le processus de paix de l’impasse. Le jeu d’Olmert est cependant clair. Pour la plupart, ses déclarations sont destinées aux médias. Olmert sait qu’aucun partenaire palestinien n’acceptera ses conditions. L’appel aux négociations lancé à Abbas est considéré comme un écran de fumée qui cache ses véritables ambitions. Il n’a été formulé que pour la forme, afin de tenir compte des exigences de ses probables futurs partenaires dans la coalition gouvernementale, les travaillistes et le parti Meretz. Olmert ne peut appliquer son plan sans essayer d’abord de négocier car cela sera une des conditions des travaillistes pour participer à un gouvernement de coalition. Les négociations n’ont aucune chance d’aboutir, car les discussions achopperaient forcément sur des questions aussi sensibles que le tracé des frontières, les réfugiés et le sort de Jérusalem. Les professionnels n’ont pas vraiment de doute sur l’issue de ces négociations qui aboutiraient vraisemblablement au recours à des mesures unilatérales. Synthèse L’Economiste

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