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Iran: Abandon du Traité de non-prolifération?

Par L'Economiste | Edition N°:2232 Le 13/03/2006 | Partager

. La possibilité a été évoquée hier 12 mars . Injonction pour que le pays stoppe «ses activités sensibles»Le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki a évoqué, hier 12 mars, la possibilité que son pays abandonne le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), alors que le Conseil de sécurité de l’Onu doit se prononcer prochainement sur le programme nucléaire controversé de son pays.Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Hamid Reza Assefi, a pour sa part assuré que «jamais» l’Iran n’obéira à une injonction du Conseil d’arrêter son enrichissement d’uranium: «Nous pensons que nous pouvons obtenir nos droits en accord avec le mécanisme international dont l’Iran fait partie», a-t-il indiqué en marge d’une conférence sur la Sécurité et l’Energie, en Asie.Il a en outre déclaré «qu’à ce stade, un abandon du TNP n’est pas à l’agenda de l’Iran», et que le pays attendait de voir l’issue de la réunion à venir du Conseil de sécurité.Le Conseil, qui travaille actuellement à un texte sur ce dossier, devrait envoyer un «message sans équivoque» à Téhéran, dixit le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, dans une interview publiée le 12 mars dans un journal allemand.Par ailleurs, la proposition de Moscou d’un enrichissement d’uranium iranien en Russie n’est plus à l’ordre du jour, avec l’envoi du dossier nucléaire iranien à l’Onu, a déclaré, hier 12 mars, Reza Assefi. Rappelons que le président iranien ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad avait été le premier, le 11 février, à déclarer que son pays pourrait abandonner le TNP si l’Iran jugeait que les Occidentaux voulaient l’amputer de son droit à l’énergie nucléaire. «Si nous voyons que vous voulez nous priver de notre droit en vous basant sur ces mêmes règles (du TNP, ndlr), sachez que le peuple révisera sa politique dans ce domaine», a-t-il menacé. Le programme nucléaire civil iranien est sur la sellette, car les Etats-Unis et l’Union européenne le soupçonnent de dissimuler un volet militaire pour se doter de l’arme atomique. En outre, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a demandé à l’Iran de suspendre toutes ses activités sensibles, notamment l’enrichissement d’uranium, et de reprendre une coopération élargie avec elle pour s’assurer que son programme nucléaire a un objectif exclusivement pacifique. Téhéran ayant refusé, le Conseil de sécurité de l’Onu doit se réunir dans les jours qui viennent pour demander formellement à l’Iran de se plier aux injonctions de l’AIEA.


Le pays brandit l’arme pétrolière

L'Iran a continué, hier 12 mars, à semer le doute sur une utilisation éventuelle de l’arme pétrolière en représailles à d’éventuelles sanctions vis-à-vis de son programme nucléaire. «La République islamique d’Iran est déterminée à être un fournisseur fiable et efficace d’énergie pour les pays d’Asie», a déclaré Mottaki, dans son discours à l’ouverture d’une conférence sur la Sécurité et l’Energie en Asie. Celui-ci a cependant assuré que son pays est décidé à «ne pas utiliser le pétrole pour appliquer sa politique étrangère». Mahmoud Ahmadinejad, et le chef des négociations pour le dossier nucléaire, Ali Larijani, ont, eux, à plusieurs reprises, agité la menace implicite d’un recours à l’arme pétrolière dans leur conflit avec les Occidentaux. Rappelons que l’Iran, quatrième producteur mondial de brut, et deuxième producteur de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, est un acteur majeur du marché. Mais comme l’ont souligné à plusieurs reprises de nombreux analystes, cette position est autant un instrument d’influence qu’un signe de faiblesse.Synthèse L’Economiste

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