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    Irak: Une crise parlementaire sans précédent

    Par L'Economiste | Edition N°:2926 Le 23/12/2008 | Partager

    . Les députés veulent le limogeage de leur président Machhadani. L’avenir des troupes étrangères compromisL’avenir de la présence en Irak après le 31 décembre 2008 des troupes étrangères non américaines était sérieusement compromi hier en raison d’une crise parlementaire sans précédent. «La crise est à son summum car la majorité des députés irakiens veulent le limogeage de leur président Mahmoud Machhadani qui les avaient offensés la semaine dernière», a affirmé cheikh Jamal al-Boutikh, chef du groupe parlementaire de la Liste nationale irakienne (liste laïque). Le Parlement s’est réuni hier en séance plénière après que 54 députés sur 275 eurent signé une pétition demandant le limogeage de Machhadani. Les 54 signataires appartiennent aux deux principaux groupes parlementaires: les chiites de l’Alliance unifiée irakienne (AUI, 85 sièges) et l’Alliance kurde (53 sièges) ainsi que des députés indépendants. Or, sans le vote d’une résolution mandatant le gouvernement pour signer des accords permettant aux soldats de la coalition -exception faite des troupes américaines- de rester en Irak, leur présence est illégale après l’expiration du mandat de l’ONU le 31 décembre. Une véritable course contre la montre est lancée puisque le Parlement aurait dû se réunir pour la dernière fois hier et ne tenir une nouvelle séance que le 30 décembre, veille de l’expiration du mandat de l’ONU. Un véritable chaos régnait au Parlement, où plus de 150 députés sur 275 étaient réunis en fin d’après-midi. Mercredi dernier, le président du Parlement, excédé par la tournure des discussions au Parlement, s’était levé et avait annoncé sa démission en déclarant que les députés qui voteraient contre étaient «des chiens, des fils de chiens». Il s’était ensuite rétracté et avait présenté ses excuses mais une majorité de députés ne les avait pas acceptées. Après plus d’une heure de discussions houleuses au cours de laquelle Machhadani a lancé à un député kurde «tu ne décideras pas de mon avenir, rentre au Kurdistan» et a accusé un autre parlementaire d’être un «agent d’Israël» car il s’était rendu en septembre à Tel-Aviv, le président contesté a quitté la salle avec une cinquantaine de députés. Il a annoncé que la séance reprendrait aujourd’hui. Une centaine de députés sont restés dans la salle avec la ferme intention de continuer les travaux pour démettre Machhadani. Lors de la séance d’hier, il était prévu que les députés votent enfin une résolution mandatant le gouvernement de Nouri al-Maliki pour discuter et signer des accords bilatéraux avec les pays de la coalition encore présents en Irak, à l’exception des Etats-Unis.Synthèse L’Economiste

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