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Irak: Les USA de plus en plus seuls

Par L'Economiste | Edition N°:1475 Le 13/03/2003 | Partager

. La guerre se heurte à une réprobation grandissante au sein de l'ONUD'intenses tractations commencées mardi aux Nations unies se sont poursuivies en coulisses hier mercredi autour du projet de résolution des Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l'Espagne visant à fixer un ultimatum au régime de Bagdad pour son désarmement. Les USA s'efforcent de sortir de leur isolement car leur projet se heurte à une réprobation grandissante au sein de l'ONU. La plupart des intervenants dans ce débat public sur l'opportunité d'une guerre en Irak se sont prononcés en faveur d'un désarmement pacifique. 19 orateurs devaient être entendus hier. Ces débats ont été organisés à la demande des 116 pays non alignés, dont les membres sont à quelques exceptions près hostiles à la guerre. L'Australie était le seul pays à soutenir franchement le projet hispano-anglo-américain d'une nouvelle résolution posant le 17 mars comme date butoir au désarmement irakien. L'Inde, courtisée par les USA qui lui promettent un rôle majeur dans la reconstitution de l'Irak, a créé la surprise en mettant en garde hier Washington contre les risques de la guerre. Ces débats ont connu un incident entre Washington et Londres, fervents défenseurs de la théorie de va-t-en-guerre. Dans une mise au point, le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfield a évoqué la possibilité que, compte tenu de la forte opposition à laquelle est confronté Tony Blair, les Etats-Unis, entreront en guerre sans leurs alliés britanniques. Le Pentagone n'en spécule pas moins sur l'après-Saddam. Donald Rumsfield a d'ailleurs révélé que les Américains étaient en contact privé avec certains éléments des forces armées irakiennes pour les convaincre de s'abstenir en cas de guerre tout en leur promettant un avenir dans un futur Irak démocratique. La question principale que six pays du conseil ont posée, porte sur la date de l'ultimatum fixé au 17 mars. Ces pays placés dans le rôle d'arbitre souhaitent la repousser de 30 à 45 jours. Pour sa part, le porte-parole du département d'Etat Richard Boucher a déclaré que les Etats-Unis étaient ouverts à quelques ajustements pourvu que l'approche générale du projet de résolution ne soit pas modifiée. Paris et Moscou s'étaient dits lundi dernier prêts à user de leur droit de veto contre tout projet de résolution en forme d'ultimatum, condamnant ainsi le projet hispano-anglo-américain. Dans ce débat public sur la crise irakienne, près de 50 orateurs sont intervenus. Le premier à avoir pris la parole était le représentant de l'Irak Mohamed Al Douri. Il a affirmé que son pays continue de se désarmer et ce au su et au vu du monde entier. En effet, l'Irak a poursuivi mardi l'élimination des Al-Samoud 2, saluée la semaine dernière par les responsables des inspections comme une mesure de «vrai désarmement«. Mais le représentant du Koweït, Mohamed Abulhassan, a accusé le régime irakien de ne pas se conformer à ses obligations de désarmement. Loin de l'effervescence des couloirs de l'ONU, George Bush continue ses consultations avec des dirigeants étrangers en vue de recueillir leur soutien.H.K.A. (AFP)

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