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Irak: Derniers instants avant la guerre

Par L'Economiste | Edition N°:1478 Le 18/03/2003 | Partager

. Le pays se vide des ressortissants étrangers. Les inspecteurs de l'ONU appelés à quitter les lieuxLes Etats-Unis ont recommandé hier lundi aux inspecteurs de l'ONU de quitter l'Irak, signe de l'imminence d'un conflit, à quelques heures d'une réunion cruciale au Conseil de sécurité de l'ONU qui devait se prononcer, dans l'après-midi, sur un ultimatum autorisant l'usage de la force. La tension augmentait au fil des heures avant la réunion du Conseil de sécurité: le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Mohamed El Baradei, a confirmé à Vienne la demande d'évacuation faite par les Etats -Unis.Hier à midi, les inspecteurs de l'ONU en Irak ont affirmé ne pas s'attendre à recevoir d'ordre d'évacuation éventuel avant la réunion. Pour sa part, le chef des inspecteurs en désarmement, Hans Blix, a déclaré dans un entretien au quotidien suédois Aftonbladet publié hier , que son équipe resterait en Irak jusqu'à ce que tout espoir de paix soit épuisé.Sur le terrain, la Mission d'observation de l'ONU pour l'Irak et le Koweït (MONUIK) a annoncé avoir cessé «toutes ses opérations« à la frontière entre les deux pays et élevé son degré d'alerte au niveau 4 (le plus haut). De leur côté, les ambassades des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne ont appelé leurs ressortissants à quitter sans délai le Koweït. Washington avait également appelé ses diplomates à quitter Israël, la Syrie et la Russie et a recommandé à tous ses ressortissants de quitter l'Irak. La Chine, quant à elle, a fermé son ambassade et fait évacuer ses journalistes, selon la presse officielle. A Bagdad, le chargé d'affaires allemand, Claude Robert Ellner, a quitté son ambassade lundi. Les autorités allemandes avaient invité leurs 40 ressortissants encore sur place à quitter «immédiatement« le pays. Avant la réunion décisive pour le sort de l'Irak, le chef de la diplomatie française, Dominique de Villepin, jugeait «inacceptable« une deuxième résolution.«La France ne peut accepter la résolution, qui est sur la table et qui pose un ultimatum. Je ne vois pas comment cette résolution peut être envisagée«, a-t-il indiqué. Dans le même sens, Moscou a réitéré son opposition à une résolution anglo-américano-espagnole qui n'a «toujours aucune chance« d'être adoptée par l'ONU si elle est présentée au vote, selon le vice-ministre des Affaires étrangères Iouri Fedotov. «Lundi est le jour où l'on saura si une solution diplomatique est encore possible pour l'Irak«, avait déclaré dimanche le Président américain George W. Bush devant la presse à l'issue du sommet éclair aux Açores avec le Premier ministre britannique, Tony Blair et le chef du gouvernement espagnol José Maria Aznar.A Bagdad, l'Irak a dénoncé la rencontre des dirigeants américain, britannique et espagnol la qualifiant de sommet des «hors-la-loi«, tandis que le journal du fils aîné du Président Saddam Hussein a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à résister aux pressions américaines. Saddam Hussein avait auparavant menacé de porter la confrontation à l'échelle mondiale. Devant l'imminence d'une intervention militaire, le régime irakien a décidé de diviser le pays en quatre zones militaires, dont une dirigée par Koussay, fis du Président irakien.En Europe, le Haut représentant de l'UE pour la Politique étrangère, Javier Solana, a jugé «très grave et très sérieuse« la situation en Irak, alors que le ministre grec des Affaires étrangères, Georges Papandréou, a appelé la communauté internationale à utiliser les prochains «jours ou heures« «pour trouver une issue pacifique à la crise irakienne. En Asie, les valeurs ont reculé alors que le dollar s'est replié devant les principales monnaies et les cours du pétrole.Synthèse L'Economiste

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