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    Investissements : M Alaoui M'daghri précise les fonctions de son ministère

    Par L'Economiste | Edition N°:31 Le 28/05/1992 | Partager

    Crée en Juillet 1991, le Ministère des Investissements Extérieurs vient de mettre en place un service appelé "Guichet Unique". Ce dernier aura pour but de "détecter les facteurs de blocage des investissements étrangers"" indique-t-on au Ministère. C'est au Petit Déjeuner du mensuel Enjeux que M. Alaoui M'daghri a donné les premières indications concernant ce guichet unique, qui n'est pas un guichet obligatoire. Notre confrère Enjeux reviendra plus en détail dans sa prochaine édition sur les explications du Ministre. Les investissements étrangers au Maroc sont jugés "faibles" par le Ministre. Alors qu'il constitue un élément moteur de la croissance, et de développement économique et social, l'investissement étranger n'atteint pas 1% du PIB du Maroc. En 1991, le flux des capitaux étrangers s'élevait à 3,276 milliards de DH contre 1,8 milliard de DH en 1990 et 934 millions de DH en 1987. Cette dynamique n'a pas empêché, donc, que M. Alaoui M'daghri considère ces opérations comme faibles. L'investissement est concentré quant à son origine. Les principaux investisseurs au Maroc sont les pays européens, surtout la France. L'investissement américain quant à lui est quasi marginal. Pour expliquer la faiblesse des flux de capitaux étrangers, trois types d'obstacles sont avancés par l'Administration.

    Le premier concerne les relations avec l'Administration. L'obligation de passer par plusieurs administrations pour préparer, analyser et réaliser le projet confronte les investisseurs à la bureaucratie. Ceux qui se découragent reviennent rarement au Maroc. C'est pourquoi le Ministère des Investissements Extérieurs a cherché à "alléger les procédures" dans les trois phases par lesquelles passe la création d'un projet d'investissement.
    La première phase est dite "préparatoire". Elle consiste à retenir les documents utiles pour la constitution du dossier d'investissement. Un certain nombre d'améliorations doivent être apportées aux procédures qui se superposent. Le but recherché étant la complémentarité entre les différentes administrations pour éviter la multiplication d'imprimés et les allers-retours.

    La deuxième phase consiste en l'analyse du dossier. Elle aboutit au visa de conformité ou au rejet.
    Cette phase ne pose pas actuellement de gros problèmes. Dans la 3ème phase, celle de la réalisation du projet, le Ministère des Investissements Extérieurs se conçoit comme un accompagnateur du producteur puisque ce ministère indique qu'il restera à la disposition de l'investisseur durant toute la vie du programme. L'avantage du coût de la main-d'oeuvre est moins significatif qu'il y paraît lorsqu'on le rapproche d'autres coûts des facteurs (Cf. l'Economiste du 14 Mai 1992, l'enquête conduite par une Commission de la Fédération de l'Industrie). En connaissance de cause, M. Alaoui M'daghri souligne que les changements fréquents en matière de législation fiscale ne permettent pas aux investisseurs de faire des prévisions en matière de gestion courante et d'exploitation. "Une certaine quiétude est nécessaire dans ce domaine" estime-t-il.

    Il faut ajouter à cela une fiscalité "excessive" pour les cadres qui handicape aujourd'hui le recrutement de personnel d'encadrement étranger sans lequel les entreprises étrangères peuvent renoncer à leur investissement. M. Alaoui M'daghri s'est attaché à montrer que l'environnement de l'investisseur étranger n'est pas favorable et qu'en conséquence le travail doit être multi-dimensionnel. A travers un service gratuit et facultatif, le "Guichet Unique", ce département ministériel veut jouer un rôle de "catalyseur" des actions des entreprises Dans ce but, le Ministère des Investissements Extérieurs affirme qu'il a été établi un guide regroupant les informations économiques, financières, juridiques, institutionnelles et culturelles pouvant intéresser les investissements potentiels, étrangers et marocains. Ce recueil est diffusé aussi bien au Maroc qu'à l'étranger. Selon le Ministre, son département joue "en quelque sorte, le rôle d'un cabinet d'études". Il est chargé de détecter les formalités superflues et inutiles. Son rôle consistera à utiliser sa prérogative de puissance publique, pour "déranger" selon l'expression du Ministre, les Ministères et les organes où il pourrait y avoir des blocages.

    A. L.

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