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    Economie

    Investissements étrangers: Des bémols dans la promotion

    Par L'Economiste | Edition N°:296 Le 18/09/1997 | Partager

    L'autosatisfaction des pouvoirs publics contraste avec les réserves émises par les investisseurs étrangers: bureaucratie, fiscalité élevée et cherté des terrains.


    «Nous sommes très impres-sionnés par l'agressivité des investisseurs étrangers. Alors que la zone franche d'exportation de Tanger n'a pas encore été totale-ment aménagée, une cinquantaine d'entreprises ont déjà pris des options». Le message de M. Hassan Bernoussi directeur des Investis-sements Extérieurs en clôture de l'atelier «encouragements aux investissements», est clair. Selon lui, sa direction multiplie les efforts pour généraliser la simplification et le traitement des dossiers d'investis-sement.
    M. Bernoussi a été d'ailleurs conforté par le témoignage de M. Joaquim Faure, directeur com-mercial de Tabacalera, une société espagnole. Celle-ci a signé son mémorandum avec le gouvern-ement le 27 juillet. L'entreprise a pour l'heure installé une unité de production qui doit créer 500 emplois. Le producteur espagnol de tabac envisage de participer au capital de la Régie du Tabac.
    Pourtant, un bémol est venu tempérer l'enthousiasme de M. Bernoussi dans l'atelier «faire des affaires au Maroc». «Le Maroc est un très bon pays pour faire des affaires. Mais encore faut-il résoudre les problèmes de bureaucratie et baisser les taux de fiscalité «, déclare M. Gonzalo Hinojosa de Cortefiel (Espagne). `

    Au moment où d'autres pays offrent des avantages plus alléchants. «Il est vrai que les autorités marocaines font preuve de bonne volonté mais la défaillance des infrastructures constitue un obstacle devant la réalisation des investissements «, indique M. José Zaldo, co-président du Comité mixte maroco-espagnol.
    Autre obstacle: le prix de l'énergie. «Les prix du butane et du propane sont pour le moins exorbitants», estime M. Hinojosa. Selon la plupart des candidats à l'investissement, la solution se trouve dans la libéralisation. Le prix des terrains est aussi jugé excessive-ment cher, alors que dans d'autres pays, le terrain est quasiment offert par le pays d'accueil.

    Nationaux et PME


    La corruption n'a pas été en reste. M. Abderrahim Lahjouji, président de la CGEM, qui ne nie pas l'existence du phénomène, indique que ce dernier mérite qu'on y prête attention. Pour lui, le niveau de la corruption au Maroc se situe bien au-dessous de ce qui se pratique dans bien d'autres pays. «Au Maroc, ce n'est pas un phénomène structurel». Pour sa part, M. Saâd Kettani, vice-président de Wafabank, souligne qu'il faut se méfier des rumeurs. «L'environ-nement a complètement changé «.
    Si il a été question plus des aspects d'encouragement aux investissements étrangers, des intervenants ont fait un clin d'oeil aux investisseurs nationaux. M. Pierre Defraigne de la Commission européenne et président de la séance a ainsi noté que la structure d'encouragement doit d'abord bénéficier aux investissements internes qui reflètent l'image du pays. «L'investissement étranger ne doit pas être un substitut à l'épargne interne, mais un complément».

    Une politique générale d'encou-ragement doit bénéficier aussi aux petits investisseurs. «A la différence des Etats-Unis ou du Japon, l'Europe n'a pas beaucoup de grandes structures mais a un formidable ensemble de petites et moyennes entreprises qui veulent s'implanter ailleurs». Même requête de M. Mario Pedini, président d'ASS Africa Confindustria, au profit des entrepreneurs italiens.
    En faveur du Maroc, les ressources humaines arrivent en tête des atouts. Le faible coût de cette dernière (1,5$ contre 20$ en Allemagne et 11$ en Espagne) conjugué à une grande capacité d'adaptation donne un grand avantage sur les autres pays. «Mais la formation du personnel doit être réalisée par l'investisseur lui-même «, revendique M. Zaldo. Cela, participe au transfert du know-how.
    Par ailleurs, M. Lahjouji explique que le secteur privé a un comportement positif. «Il mesure les enjeux de la globalisation». Selon lui, les entreprises marocaines revendiquent une responsabilité partagée. «Il faut transcender le partenariat conjoncturel et aller vers un partenariat intégrateur».

    Malika EL JOUHARI & Rafik IKRAM





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