×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Entreprises

Investissement: Résultats décevants de la réforme bancaire

Par L'Economiste | Edition N°:512 Le 21/05/1999 | Partager

· De 1993 à 1998, il y a stagnation des capitaux propres des entreprises
· La baisse des taux d'intérêt n'a pas relancé l'investissement
· La variable humaine est négligée par les investisseurs


Le financement est là, mais les projets font défaut. Aussi la problématique de l'investissement est-elle liée au comportement et à l'attitude du promoteur. L'argumentaire de ce constat, avancé jeudi dernier lors de la 14ème édition des portes ouvertes de l'ISCAE, repose sur des données chiffrées.
Ainsi, partant de statistiques officielles, M. Abdellatif Mazouz, directeur de Développement du Centre Marocain de Conjoncture (CMC), a constaté que les investissements privés n'ont pas suivi la réforme du système bancaire. De 1993 à 1998, les capitaux propres des entreprises n'ont pas progressé. Ils se sont maintenus à leur niveau. La réforme a profité aux banques elles-mêmes. Leurs ressources en fonds propres sont passées en moyenne de 6,85 à 14,55% pour la même période.
En revanche, depuis la réforme du marché financier, les sociétés cotées en bourse ont amélioré leurs capitaux propres de 37% en 1993 à 58% en 1998. Le marché des capitaux constitue donc un moyen de financement efficace et ces mécanismes présentent des avantages pour l'investisseur. Cependant, leur accès reste limité aux grandes sociétés. Or, le problème du financement se pose avec acuité pour les PME-PMI. Les conditions requises par le législateur pour l'introduction en bourse excluent ces entités. En attendant une solution, la seule alternative reste les modes de financement classiques.
A ce niveau, il était attendu, selon les intervenants, que la baisse des taux d'intérêt stimulerait la demande de financement. De même, la diversification des produits bancaires (capital risque, crédit à la mise à niveau...) devait, paraît-il, mener à une augmentation de l'investissement. Toutefois, l'analyse fait ressortir que se sont les grandes tailles qui ont bénéficié de cette baisse. A noter également que les crédits contractés ont servi à l'entretien de l'existant et non pas à l'investissement proprement dit.
Par ailleurs, M. Mustapha El Jai, vice-président-adjoint d'ABN Amro, affirme que le coût de financement n'est pas déterminant. Il y a d'autres facteurs qui priment. Il s'agit en l'occurrence de la confiance en soi et dans le projet présenté, du coût du foncier et de la lourdeur administrative.
D'un autre côté, l'aspect matériel de l'investissement n'est pas le seul garant de la réussite de l'entreprise. Selon M. Mohamed Jamal Eddine Tebbaâ, professeur universitaire, rares sont les entrepreneurs qui focalisent leur attention sur la variable humaine. L'aspect managérial de l'investissement est ainsi délaissé. Il a fait remarquer également que l'échec des expériences est généralement dû au manque de maîtrise des métiers.

Khalid TRITKI



  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc