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Intégration économique: La région MENA toujours à la traîne

Par L'Economiste | Edition N°:2341 Le 16/08/2006 | Partager

. Déficit de diversification et d’infrastructure . Le Maroc moins intégré que la Tunisie Restrictions commerciales, lenteur et inefficacité des procédures, faiblesse de l’infrastructure, manque de compétition dans les services de transport et faible qualité des supports commerciaux… tels sont les principaux obstacles identifiés par une étude récente de la Banque mondiale, sur l’attractivité de la région MENA. La Banque mondiale s’est basée, dans son analyse, sur l’identification des principales barrières internes et externes qui freinent l’intégration aux marchés régionaux, européen et mondiaux. La structure des économies au Maghreb empêche la croissance des exports et l’attractivité des investissements étrangers directs. Afin de réussir l’intégration au niveau international, les pays du Maghreb doivent mettre en place, ensemble, une politique commerciale cohérente et assurant la complémentarité entre trois domaines: unilatéral, multilatéral et régional, souligne l’étude.Les échanges commerciaux dans le Maghreb restent le moins développés de toutes les autres régions. Ce qui dénote la faible intégration de la région dans l’économie mondiale. Les exports de ces pays restent concentrés et concernent un petit nombre de produits. A titre d’exemple, le top 10 des produits exportés par le Maroc représente 78% du total des exports. En Tunisie, ce taux compte 70% des produits exportés. Par contre, en Bulgarie et en Roumanie, par exemple, le top 10 des produits exportés représente à peine 49 et 58% respectivement du total des exportations. Cette concentration concerne malheureusement des produits à faible valeur ajoutée, ce qui fait que les pays du Maghreb restent incapables d’attirer les investissements étrangers directs et de s’intégrer à l’économie régionale. Un autre facteur sous-jacent de cette incapacité, c’est le niveau d’alphabétisation relativement faible dans la région. Selon les statistiques de la BM, le taux d’alphabétisation des adultes au Maroc, par exemple, a atteint 45% en 2003 (ndlr: ces chiffres ont légèrement évolué depuis), tandis qu’aux pays de l’Europe centrale et de l’est ce taux a dépassé les 98%. Cette proportion devrait légèrement évoluer dans notre pays depuis, grâce aux efforts déployés par le gouvernement visant à lutter contre l’analphabétisme. De même, la participation féminine dans les pays du Maghreb est nettement inférieure à celle qui est dans les autres pays.. Améliorer la qualité des bien et servicesLes pays de l’Europe de l’est: Bulgarie, Roumanie et actuellement l’Ukraine, alignent leurs réglementations et leurs environnements économiques avec ceux de l’Union Européenne. Par conséquent, ils sont plus attractifs aux investissements étrangers directs. Ces pays diversifient leurs productions et les produits exportés tout en important de nouvelles technologies et de nouvelles méthodes de management. Pour des pays comme le Maroc et la Tunisie, la structure d’export existante reste une contrainte en termes de dynamisme de la demande mondiale. En effet, réduire les barrières qui limitent la diversification vers de nouveaux produits est une condition primordiale pour une forte expansion de l’export dans l’avenir, indique le rapport. Concernant les produits manufacturés, le rapport de la Banque mondiale constate que leur intégration au marché global reste entravée par la faiblesse de la certification de la qualité des systèmes de management. Les standards internationaux ISO sont devenus un facteur incontournable de compétitivité. . Barrières tarifaires et nontarifaires élevéesIl ressort clairement que les pays du Maghreb sont classés loin derrière les autres pays (Hongrie, Pologne…) en termes de nombre de firmes certifiées ISO 9000. La Banque mondiale recommande, par ailleurs, un changement fondamental orienté vers la sensibilisation et l’encouragement des entreprises à améliorer la qualité des biens et services qu’elles produisent. Sans ce changement, les perspectives d’intégration dans le marché mondial des activités à forte valeur ajoutée resteront faibles. Pour les experts de la BM, la faiblesse de la conception et surtout de la mise en œuvre des accords commerciaux font obstacle à l’intégration aux marchés régionaux et mondiaux. Dans le cas extrême, la portée de cette intégration demeurera limitée tant que les frontières entre le Maroc et l’Algérie restent fermées. Aussi, ajoutent-ils, les barrières tarifaires constituent encore un facteur de blocage contre l’intégration régionale. Quoique légèrement inférieures à leur niveau auparavant, elles restent nettement supérieures à presque la totalité des autres pays. Les tarifs moyens au Maroc et en Tunisie représentent à peu près le double de la moyenne pratiquée par les pays développés. Une politique commerciale régionale réussie doit être basée sur des tarifs extérieurs faibles. C’est aussi un tremplin vers l’intégration mondiale. En plus des barrières tarifaires élevées, les pays du Maghreb sont caractérisés par des barrières non tarifaires très élevées aussi. Ce constat pousse les économistes de la BM à affirmer que «de telles initiatives de politique commerciale sont d’autant plus effectives lorsqu’elles font partie intégrante d’un processus de réforme généralisé et cohérent et renforcées par le soutien de ceux qui assument le gros des coûts de l’ajustement à un nouveau régime plus ouvert». Saïd Mabrouk

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