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    Economie

    Intégrales de l’investissement
    Socialement responsable: 4 mille milliards de dollars

    Par L'Economiste | Edition N°:2158 Le 25/11/2005 | Partager

    . Un marché qui croît et qui peut tuer. La responsabilité sociale, la prochaine barrière non tarifaire. Le Maroc peut capter un potentiel de 3 milliards de dollarsEtes-vous une entreprise socialement responsable qui s’ignore? Posez-vous la question. Elle est gagnante sur tous les plans, loin de la littérature de salon. Plus, la question devient de plus en plus déterminante pour les affaires. Les entrepreneurs qui sont sur les radars internationaux le savent probablement déjà. C’est la conviction du staff de l’Association des Intégrales de l’investissement. Celui-ci a réuni jeudi 24 novembre à Casablanca un panel de la presse nationale et étrangère pour expliquer l’importance du thème retenu pour ces intégrales, qui auront lieu les 1er et 2 décembre à Skhirat (cf. L’Economiste du 23 novembre 2005, www.leconomiste.com). Il n’est certes pas aisé de fédérer d’emblée sur l’investissement socialement responsable (ISR). Mais dans le monde entier, ce marché représente d’ores et déjà 4 trillions de dollars (entendons-nous bien, cela fait 4.000 milliards de dollars)! Un volume que souligne Hassan Bernoussi, le patron de la direction des Investissements. «Ce n’est vraiment pas une thématique lunaire», insiste-t-il. Mais alors, le Maroc économique vit-il sur la lune?Le socialement responsable fera aussi les prochaines barrières non tarifaires qui impacteront sur l’attractivité du pays. Rappelons que l’Association des X en a fait le thème de sa rencontre, à partir d’aujourd’hui à Casablanca. Un investisseur étranger fait de plus en plus son choix en fonction de la législation sur l’environnement en vigueur, du respect des droits humains, du droit du travail, la bonne gouvernance d’entreprise, la bonne gestion des ressources humaines… L’inverse est vrai et peut tuer: si vous vous trouvez la cible d’une ONG qui vous reproche d’employer des enfants... gare à votre marque!La finalité de ces intégrales est de mener une réflexion sur l’image du pays et des entrepreneurs qui font le paysage économique du Maroc. Beaucoup sont des entités «socialement responsables» qui s’ignorent. Mais une bonne partie s’intéressent déjà à ces normes. La CDG (Caisse de dépôt et de gestion), partenaire de ces intégrales, est la grande pionnière dans ce domaine. C’est le premier organisme à avoir établi son rapport social (cf. www.leconomiste.com). La Caisse s’investit pour 2006 dans plusieurs fonds ISR (pour le microcrédit, pour les mécanismes de développement propre, pour la formation des administrateurs indépendants…).. La réalité et l’imageAu jour d’aujourd’hui, seule une dizaine d’opérateurs sont notés par une agence spécialisée dans la responsabilité sociale, notamment BMCE Bank, Attijariwafa bank, Lydec, l’Office national des pêches... Ces établissements notés, quand ils le sont bien (et en général ils ne s’y engagent que quand ils se sentent prêts), captent de facto l’attention des fonds d’investissements internationaux.Mais il suffit qu’une mauvaise image fasse la conviction de l’un de ces fonds, pour qu’il ne mette plus un sou dans ledit pays ou ladite entreprise, explique le directeur des Méthodes et des Relations institutionnelles de l’agence de notation Vigeo, Fouad Benseddik. Or, le Maroc a un grand problème de perception à l’international sur beaucoup de plans. Oui, le travail des enfants existe, mais il n’est pas la panacée. Oui, la corruption existe, mais elle n’est pas généralisée à toutes les entreprises. Oui, la justice met un profond retard pour se réformer et assurer son indépendance, mais ce n’est pas l’apanage du système en entier. Ce sont uniquement quelques dysfonctionnements. Oui, tout le monde ne paie pas ses impôts comme il le devrait, mais toutes les entreprises ne sont pas des voyous. D’où toute l’attention accordée par les instigateurs des Intégrales.Pour se vendre mieux et rendre attractif le Royaume, c’est au Maroc entrepreneurial de se mettre sur les radars des fonds d’ISR internationaux (comme le fameux fonds américain Calpers). Benseddik estime à au moins quelque trois milliards de dollars le montant potentiel à capter via ces fonds.Tout comme le potentiel de création de fonds d’ISR marocains est gigantesque. C’est simple: tout reste à faire… mis à part, les deux ou trois pionniers qui y sont déjà timidement (CDG, Attijariwafa bank).


    Un coup de sonde… édifiant

    La direction des Investissements a tenté un petit coup de sonde, le premier du genre. Malgré une méthodologie très approximative sur 1.000 questionnaires envoyés par Internet, près d’un quart ont répondu. C’est un taux agréablement surprenant pour les experts. Cela veut dire qu’une partie du patronat a tout de même conscience de l’importance de l’ISR. La majorité des répondants affirment que dès l’année prochaine, l’ISR fera partie des priorités de l’entreprise. Mouna KADIRI

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