×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Inflation 2008: Jouahri surveille de près

Par L'Economiste | Edition N°:2728 Le 05/03/2008 | Partager

. Ralentissement depuis janvier. Résultat net des banques: +43%POLITIQUE monétaire, stabilité et modernisation du secteur bancaire, relation banque-clientèle, systèmes de paiement et blanchiment… Tels sont les principaux axes abordés par Abdelatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib lors de la rencontre annuelle avec la presse «qui est devenue une tradition, renforçant ainsi la qualité du dialogue avec les différents acteurs de l’économie» souligne-t-il. Ce faisant, le gouverneur s’adresse à l’opinion publique, ce qui est bien dans l’esprit de la modification des statuts de Bank Al Maghreb de 2005.Le gouverneur s’est réjouit des réalisations de 2007 qu’il qualifie «d’année de rupture positive et historique»: équilibre des finances publiques «pour la première fois depuis des années», inflation maîtrisée (2% environ en 2007), les réserves de change couvrent 11 mois d’importations des biens et services, passage d’une situation de surliquidité et d’opérations de reprises par BAM à un niveau de plus en plus élevé d’injections de monnaie de la Banque centrale… Compte tenu de cette évolution du marché monétaire, le Conseil de BAM a décidé de ramener, depuis janvier 2008, le taux de la réserve obligatoire de 16,5 à 15%.L’objectif cardinal de la stabilité des prix (qui est inscrite dans les statuts de Bank Al-Maghrib) a été atteint puisque l’inflation, pour l’ensemble de l’année 2007 s’est établie à 2% au lieu de 3,3% un an auparavant et l’inflation sous-jacente a atteint 1,7% contre 3,1 en 2006. Par ailleurs, et dans un environnement macro-économique marqué par la «conjonction de risques à la fois nationaux et internationaux», Jouahri estime que l’inflation à l’horizon du troisième trimestre 2008 resterait en ligne avec l’objectif de stabilité des prix, soit une prévision moyenne de l’ordre de 2,3%, et ce dans l’hypothèse de la non-matérialisation d’un ou plusieurs facteurs de risque (prix des hydrocarbures, résurgence de l’inflation chez les principaux partenaires du Maroc…). «Ces risques relatifs à l’évolution future de l’inflation sont toujours orientés à la hausse». Compte tenu de l’ensemble des facteurs sous-jacents, le gouverneur affirme la détermination de son institution à rester très vigilante.Mais, «il ne faut pas rester sur les acquis, bien au contraire, il faut mettre les bouchées doubles et se projeter dans l’avenir», martèle Jouahri. Le Maroc est guidé par l’objectif d’un renforcement graduel des pré-requis «au passage réussi vers un régime de ciblage de l’inflation et de change plus flexible».Parallèlement à cette mission fondamentale de stabilité des prix, la Banque centrale veille à la solidité et à la stabilité du système bancaire. Plus largement, la stabilité financière fait aussi l’objet d’un examen régulier. À rappeler que l’un des points saillants du rapport Banque mondiale de 2002 estimait que la faiblesse du système bancaire marocain résidait dans les banques publiques.D’ailleurs, le dernier rapport, celui de 2007, place le système marocain comme benchmark de la région Mena. Pour être au diapason des standards internationaux, les banques marocaines doivent être prêtes à basculer vers la méthode avancée de Bâle II dès 2010. Pour ce faire, elles doivent dépasser dès maintenant les exigences minimales (ratio de solvabilité de 8%). BAM a fixé un coefficient de solvabilité, dit ratio Cooke, de 10% pour l’année en cours et 12% pour 2009. Le niveau des créances en souffrance des bilans bancaires a baissé d’une manière significative. Il s’est stabilisé à fin 2007 à 5% environ si l’on ne compte pas les banques publiques, contre 20% il y a cinq ans. Mais ce n’est pas encore suffisant aux yeux de Jouahri: au niveau international, ce taux tourne autour de 2 à 3%, souligne-t-il. L’introduction des financements alternatifs (produits islamiques) devrait permettre «d’élargir la gamme des offres et une meilleure bancarisation de l’économie». «Nous avons choisi cette option de permettre la commercialisation de ces produits et ne pas agréer des banques dédiées à ces produits, pour ne pas désarticuler notre système financier», conclut-il.


Assouplissement des changes

LE gouverneur ne parle pas vraiment de convertibilité du dirham, au sens propre du terme. Mais il pousse à l’assouplissement du régime des changes. «Il faut libérer le compte capital», nous a-t-il indiqué. En conférence de presse, il a insisté sur «l’intelligence de l’Office des changes», une manière «à la Jouahri» d’encourager l’Office à changer de comportement. En effet, depuis le changement de directeur, l’Office des changes n’a eu de cesse que d’imposer une vision tatillonne et soupçonneuse du contrôle des changes: fouilles au corps aux frontières, fastidieuses et coûteuses vérifications auprès des banques, suppression de la possibilité d’e-paiement par carte internationale…, au point que les banques s’en plaignent ouvertement. Les anciens directeurs, voyant l’amélioration des réserves et se mettant au diapason de l’économie marocaine, avaient placé l’Office sur la route de la libéralisation progressive. Pour sa part, le gouverneur de la Banque centrale, comme d’ailleurs le ministre de l’Economie et des Finances, juge que le régime des changes actuel, du moins tel qu’il est appliqué, est «incompatible avec le projet de hub financier» qui devrait s’installer à Casablanca. Les deux responsables ont souligné, chacun pour ce qui le concerne, que les réserves de change et le comportement de la balance des paiements permettent d’envisager un assouplissement des changes, dont les modalités sont encore à l’étude.


La banque et la PME

BAM s’est beaucoup investie pour améliorer les relations banques/clients. La Banque centrale tient deux réunions par an avec le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) pour arrêter un plan de travail. Une campagne de sensibilisation à travers les 8 régions du Royaume a été menée conjointement avec le GPBM, la CCG (Caisse centrale de garantie), la CGEM et l’ANPME (Agence nationale pour les PME). De ces rencontres de terrain, Bank Al-Maghrib retient que ce n’est ni l’accès ni les taux qui gènent les petites et moyennes entreprises face aux banques. En revanche, les PME ont besoin d’accompagnement et de conseils de la part de leur banquier, ce que les directeurs ou directrices d’agence font avec plus ou moins de bonheur et d’engagement.Pour aider les uns et les autres, une convention de partenariat entre GPBM et l’ANPME sera mise en place. Elle aura pour objet de conjuguer les efforts du secteur bancaire et de l’ANPME pour proposer une assistance technique adaptée aux besoins des PME à travers le Réseau des intervenants dans la mise à niveau des entreprises (Rimane).Saïd MABROUK

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc