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Economie

Industrie: Quelques techniques de maîtrise de l'énergie

Par L'Economiste | Edition N°:532 Le 18/06/1999 | Partager

· La cogénération est l'une des techniques les plus usitées pour les économies de l'énergie
· Les avantages sont à la fois économiques et environnementaux
· Au Maroc, son développement reste tributaire aux mesures incitatives


LA cogénération, le plus souvent communément appelée «production autonome d'électricité», figure bien parmi les axes prioritaires de l'actuel stratégie du Ministère de l'Energie et des Mines. La cogénération peut être performante lorsqu'il y a un besoin simultané de vapeur et d'électricité. Cette solution présente de nombreux avantages. L'industriel énergivore autoproducteur d'électricité réalise des gains sur les kWh et vend le surplus éventuel à l'ONE. De plus, il sécurise son approvisionnement, en ce sens qu'il dispose d'une alimentation en permanence en cas de coupure dans le réseau. Autre intérêt, elle permet un rendement global élevé qui se situerait entre 34 et 84%, selon les experts. A partir de combustibles, l'industriel produit en effet de la vapeur et de l'électricité, rien n'est perdu.
L'autre grand avantage de cette source d'énergie est qu'elle est non polluante. Elle engendre moins de rejets atmosphériques, surtout lorsque le combustible est du GPL ou sera plus tard du gaz naturel. Il y a aussi moins de rejets liquides chargés et polluants déversés dans les mers et les fleuves.
Ce n'est pas tout. Le producteur d'électricité tire un autre bénéfice, celui lié au coût évité dans les extensions éventuelles des puissances électriques nécessaires. A cela s'ajoute que les projets ont une rentabilité économique importante, puisque le temps de retour est compris entre 3 et 5 ans.
Classiquement, la cogénération pouvait être utilisée dans toute unité industrielle ayant un besoin important d'énergie thermique et électrique. C'est pourquoi seules les grandes entreprises disposant d'un potentiel industriel y recourent. C'est le cas de gros producteurs, tels que l'OCP, la Cosumar, l'industrie de raffinage, les sucreries notamment qui l'utilisent pour subvenir à leurs propres besoins d'électricité. Mais l'ensemble des industries dont la puissance est inférieure à 10 mW sont en mesure d'en tirer profit. Il devient même intéressant aujourd'hui d'être cogénérateur à partir de 1,5 mW. Cela est susceptible de concerner des secteurs comme le textile, l'agro-alimentaire, le secteur du carton ainsi que les céramistes.
Néanmoins, le développement de la cogénération est faible. De nombreuses barrières restent à lever. Certaines sont liées aux entreprises elles-mêmes qui ne sont pas toujours sensibilisées sur l'utilité de disposer de sa propre unité d'approvisionnement énergétique. D'autres se situent au niveau de l'environnement de l'entreprise. Il n'existe pas de cadre juridique incitatif pour la cession des kWh supplémentaires à des prix attractifs (incluant une réduction de la TIC sur les combustibles, notamment pour les sociétés exportatrices). Le problème des cogénérateurs qui se situent sur les zones géographiques appartenant aux distributeurs (privés et régies) est posé. Le seul acheteur en effet identifié est l'ONE.
Logiquement, les choses devraient changer. Les professionnels et les pouvoirs publics, parlant le même langage, sont pour développer cette technologie au Maroc.


Autre technologie, le stockage du froid


Le système concerne les installations utilisant de la climatisation centralisée collective. Il est intéressant de produire le froid pendant les heures creuses de 22h à 7 h, période où le kWh n'est pas cher, de le stocker puis de le restituer pendant les heures de pointe de 17 h à 22 h, périodes où le kWh est très cher. L'ONE s'y intéresse de près, car il s'agit bien de plusieurs mW électriques qui peuvent être déplacés en dehors de la période de pointe. Reste à mettre en place des mesures incitatives concrètes à l'instar de ce qui existe dans de nombreux pays.

Fatima MOSSADEQ

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