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Industrie pharmaceutiqueParacétamol: Un chiffre d'affaires de 50 millions de dirhams

Par L'Economiste | Edition N°:1573 Le 01/08/2003 | Partager

. 6 millions de boîtes vendues en 2002. La consommation du médicament stagne à 200 DH par habitant. Les antibiotiques résistent, le Viagra fait des adeptesSavez-vous quel est le médicament préféré des Marocains? Non, ce n'est pas le Viagra mais Doliprane! Ils ont consommé plus de 6 millions de boîtes et dépensé 50 millions de DH en 2002 pour le paracétamol. Ce qui confère à ce produit plus de 3% de part de marché en volume et 1% en valeur.Les challengers tels que Rifordem, Pernabol et Aspegic arrivent loin derrière, avec moins de 2 millions de boîtes vendues et 1% de part de marché chacun.Pour leur part, les antibiotiques se défendent très bien: Augmentin, Amoxil, Rovamycine sont les plus prescrits. Ils ont généré des recettes conséquentes l'année dernière. En tête donc, Augmentin qui a rapporté 73 millions de DH (1,7% de part de marché), suivi d'Amoxil, 59 millions de DH (1,3% de part de marché). Enfin, les ventes de Rovamycine ont rapporté 36 millions de DH.A noter également la montée en puissance des maladies respiratoires du fait de la pollution notamment. En témoigne le bon positionnement de la Ventoline dans le «top ten» des ventes de produits pharmaceutiques en termes de recettes réalisées (36 millions de DH). Le Viagra se défend pas mal non plus puisqu'il figure sur la liste avec 28 millions de DH de recettes.Selon les derniers chiffres de l'Association marocaine de l'industrie pharmaceutique (AMIP), les 10 premiers produits réalisent un chiffre d'affaires de 418,5 millions de DH, soit 9,26% des recettes du secteur.En 2002, la production des médicaments a porté sur 186 millions d'unités pour un chiffre d'affaires global de 4,5 milliards de DH.«Le chiffre d'affaires s'est maintenu au cours des dernières années malgré la baisse des volumes», relève l'AMIP. Cela s'explique en partie, par l'augmentation de la part des produits finis importés par rapport aux produits fabriqués localement. Cette stabilité tient aussi à la disparition des produits à petit prix. «Toutefois, ceci confirme la faiblesse de la consommation locale malgré l'augmentation de la population et de l'infrastructure sanitaire», ajoute l'AMIP. L'industrie pharmaceutique locale compte 26 unités opérationnelles qui emploient directement 6.500 personnes et indirectement 30.000. Le taux d'encadrement est estimé par l'AMIP à 20%. En 2002, l'effectif employé par cette industrie est constitué de 16% de cadres, 24% de visiteurs médicaux et 16% de techniciens et agents de maîtrise. Les employés et ouvriers représentent 44% de l'effectif.Sur le plan commercial, les 10 premiers laboratoires contrôlent à eux seuls 76% du marché. Depuis 1998, la production du secteur, qui porte sur 3.600 spécialités, stagne autour de 186 millions d'unités. Elle couvre 80% de la demande intérieure.La gamme produite localement porte essentiellement sur les médicaments de l'appareil digestif, le métabolisme, le système nerveux et l'appareil respiratoire. Entre 1998 et 2002, les investissements se sont élevés annuellement à 300 millions de DH. A rappeler que les laboratoires ont entamé leur effort de modernisation entre 1985 et 1990, misant 100 millions de DH contre 25 millions au départ. Ce qui a permis d'obtenir la mise en conformité de la production avec les normes internationales. Le Laboratoire national de contrôle du médicament intervient à la fois en amont et en aval de la chaîne de fabrication pour garantir le respect de ces normes.En revanche, c'est la faiblesse de la consommation domestique de médicaments qui est toujours montrée du doigt. Elle constitue un handicap structurel sérieux et un frein au développement de l'industrie pharmaceutique. Preuve en est, la consommation par tête d'habitant plafonne à 200 DH depuis quelques années déjà. L'entrée en vigueur de l'assurance-maladie obligatoire pourrait tirer la demande domestique et garantir la pérennité du secteur. A noter également les efforts réalisés par les opérateurs en matière d'exportation. Les ventes à l'étranger représentent 8 à 10% de la production globale, réalisées essentiellement avec les pays de l'UMA et de l'UE.Mouna KABLY

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