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Economie

Industrie pharmaceutique84 médicaments déremboursés en France… et le Maroc?

Par L'Economiste | Edition N°:1573 Le 01/08/2003 | Partager

. Ils sont peu efficaces, ou ont des effets indésirables. 23 d'entre eux sont vendus au MarocTraditionnellement, le Maroc suit la politique de santé française. Pour autant, la récente décision prise par Mattéi, le ministre de la Santé français, de dérembourser 84 médicaments à “service médical rendu” insuffisant n'a pas fait réagir le gouvernement marocain, et ce, même si vingt-trois d'entre eux, dont le Coquelusedal, le Neo-Codion, et autre Coltramyl sont vendus, voire très vendus, au Maroc. Ce sont en tout plus de 600 médicaments qui sont appelés par le ministre français à être déremboursés dans les deux ans à venir. Leur efficacité est pointée du doigt et leurs effets jugés parfois indésirables. Alors, le Maroc a-t-il intérêt à réagir? “Non, répond le professeur Agoumi, directeur de la section du Médicament et de la Pharmacie du ministère de la Santé, nous nous contentons pour l'instant d'être très vigilants”. Pour bien comprendre la position du Maroc, il est nécessaire de préciser deux choses intimement liées. Tout d'abord, les médicaments désignés sont encore sur les rayons français. Ils ne sont donc pas considérés comme dangereux. Le déremboursement est officiellement un signal pour le “toilettage” des produits pharmaceutiques, le but étant de proposer les meilleurs aux patients. En réalité, il servira surtout à combler, même si ce n'est qu'une goutte dans l'océan (la décision ne rapportera que 42 millions d'euros), le déficit géant de la Sécurité sociale française, qui atteindra les 30 milliards d'euros en 2004. Deuxièmement, puisque la sécurité sociale marocaine n'a, pour l'instant, pas de problème d'équilibre budgétaire (6,38 milliards de dirhams encaissés contre 5,18 milliards de prestation, selon les chiffres de la CNSS pour 2001), la question ne se pose pas avec la même acuité qu'en France. Et pour cause, la branche maladie n'existe pas. La mise à l'écart des médicaments désignés ne sera envisagée que lorsque la couverture médicale sera généralisée. Cependant, le professeur Agoumi assure que le Maroc suit l'affaire de très près, et qu'il réagira à toute expertise de l'Afssaps (agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) ou du laboratoire national du contrôle des médicaments (Maroc). La direction de l'AMIP (association marocaine de l'industrie pharmaceutique) attend quant à elle un signal des autorités pour faire quoi que ce soit. Vigilante, elle se borne à rappeler que tous les médicaments vendus en pharmacie disposent d'une AMM (autorisation de mise sur le marché) dispensée par une commission d'experts après examen très poussé. En pharmacie, la nouvelle est connue, mais ne suscite pas d'inquiétude. On se borne là encore à la plus grande attention. Certaines ne recommandent plus ces médicaments en priorité, et leur préfèrent des alternatives plus “efficaces”.Nicolas SEJOUR


Le système de distribution

La direction du Médicament et de la Pharmacie (DMP) accorde des autorisations de mise sur le marché (AMM) pour les produits nouveaux. Par ailleurs, elle contrôle régulièrement les produits importés et les produits fabriqués via le Laboratoire national de contrôle de médicament (LNCM). Le prix du médicament fabriqué localement reste lié au prix des matières premières. Le prix public Maroc (PPM) est égal au prix de vente TTC au niveau de l'officine (prix fabricant sortie-usine, majoré de la TVA de 7%, de la marge du grossiste de 10% et de la marge du pharmacien de 30%). Depuis 1998, les prix des produits importés dont les similaires sont fabriqués localement, sont alignés sur les prix moyens de ces derniers. En revanche, les prix des produits fabriqués localement qui couvrent 80% des besoins du marché, n'ont subi aucun réajustement depuis 1997. Aux autres produits importés est appliqué l'ancien mode de calcul: prix FOB X taux de change + frais d'approche (3 DH/kg)+coefficient d'homologation. Cette dernière composante intègre les marges grossistes et des officines ainsi que les droits de douane et taxes.Concernant l'approvisionnement du marché, le fabricant assure lui-même l'obligation légale de stock minimum, la gestion des retours et la destruction des périmés. Les grossistes contrôlent l'essentiel des ventes des laboratoires fabricants (72% environ) contre 18% pour les officines et 10% pour les hôpitaux.


Les 23 médicaments vendus au Maroc

Calcibronat, Calmixene, Coltramyl, Coquelusedal Paracétamol (adulte, enfant), Diprosone Néomycine (sirop et comprimés), Dulciphak, Fongamil, Fortal, Hexapneumine 200 (adulte, enfant), Hexapneumine 100, Hydracort, Librax, Miorel, Mutesa buvable, Neo-Codion (sirop et comprimés), Parfenac, Ribomunyl, Vit B12 Allergan Colly.M. K.

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