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Entreprises

Industrie pharma: Le nouveau président veut rendre l'AMIP plus efficace

Par L'Economiste | Edition N°:537 Le 25/06/1999 | Partager

· M. Ezzedine Berrada est le nouveau président de l'Association marocaine de l'industrie pharmaceutique

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M. Azzedine Berrada, qui vient de remplacer M. Jawad Cheikh Lahlou à la tête de l'AMIP, sait qu'il n'aura pas la tâche facile. Le président de l'AMIP (qui est également PDG des laboratoires SMP Bottu) a hérité de plusieurs gros dossiers qui concernent directement ou indirectement le secteur. L'AMIP nourrit, bien entendu l'ambition de les voir se concrétiser au plus tôt. "Notre objectif est d'abord de fédérer entre les différentes structures pharmaceutiques quelle que soit leur taille ou leur nationalité", précise M. Berrada. Rude tâche qui pourrait buter sur des contraintes pas toujours maîtrisables. A commencer par la question de la représentativité au sein de l'Association.
L'AMIP tient aujourd'hui à ce que la traditionnelle distinction entre multinationales et laboratoires nationaux (il y a quelques mois, la question avait suscité des remous au secteur) s'estompe. L'on peut d'ailleurs mesurer cette volonté de changement, à travers la présence dans le nouveau Bureau de responsables de sociétés pharmaceutiques nouvellement créées. "En réalité, il ne faut pas exagérer la question de la représentativité au sein de l'AMIP. Sur un total de 23 laboratoires, deux s'étaient retirés. Nous sommes aujourd'hui sur le point de les réintégrer dans l'Association", précise M. Abdallah Lahlou Filali, son secrétaire général. D'autres actions visent à intégrer les laboratoires qui n'auraient pas encore d'unités de fabrication mais réaliseraient un chiffre d'affaires relativement important (50 millions de DH).

"En réalité, nous devons aujourd'hui nous attaquer aux différents défis auxquels est confronté le secteur. D'autant que nous restons une industrie qui a ses particularités", souligne pour sa part M. Ali Ghandi, directeur général de l'AMIP.
L'industrie pharmaceutique fait partie, il est vrai, des industries dites de pointe, pour lesquelles la recherche et la mise au point du produit revêtent dans l'activité globale, et relativement à la fabrication elle-même, une importance exceptionnelle, sur le plan économique, mais aussi sur le plan stratégique. Les conséquences s'en font ressentir tant au niveau de la qualification du personnel que de la concentration des moyens. La qualification du personnel, d'abord. L'industrie pharmaceutique enregistre un des plus forts taux d'encadrement: entre 23 et 25%. Les chiffres sont même beaucoup plus importants pour les unités nouvellement créées.
La concentration des moyens, ensuite. Il n'est pas une année où il n'est question d'une fusion ou d'une association entre laboratoires pharmaceutiques. Dernière opération en lice, le rapprochement entre HMR (Hoechst Marion Roussel) et RPR (Rhône Poulenc Rorer). Les filiales marocaines sont d'ailleurs sur le point de finaliser l'opération.
Critiquée au cours de ces derniers mois pour sa rigidité, l'AMIP amorce donc un aggiornamento qui traduit un désir d'améliorer son efficacité et reflète, espérons-le, le sentiment d'urgence qu'elle éprouve dans la lutte pour les intérêts de l'industrie pharmaceutique.

Mohamed BENABID

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