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Economie

Industrie du disque
«On ne vend pas un album, on développe un artiste»

Par L'Economiste | Edition N°:2302 Le 21/06/2006 | Partager

. Une nouvelle race de producteurs se profile. Funky Noise, Platinium… la génération actuelle«On ne vend pas un album, on développe un artiste», a affirmé le directeur artistique de Platinium Music, Malek. Voilà en substance l’esprit de la nouvelle génération des maisons de disques. A 27 ans, Khalid Douache (alias DJ Key) dirige déjà sa propre maison de production Funky Noise. «L’heure n’est pas à l’amateurisme. Une production bricolée est un pas de plus vers la médiocrité artistique», lance DJ Key. Technicien spécialisé en dessin bâtiment, il lâche tout pour créer en 2005 avec son ami Karim Zaki sa société de production Funky Noise. Celle-ci réalise des clips, des documentaires mais aussi de la production et du design multimédia. La société propose même des cours de DJ. Elle est la première école du genre. En fait, Khalid Douache baigne dans le «Dijing» et la culture hip hop depuis 12 ans. C’est à sa ville natale Agadir qu’il crée avec une bande de copains Original Hip Hop. L’une des premières associations marocaines dédiée à la culture urbaine. «A un certain moment il a fallu que je me professionnalise», commente le jeune producteur. Actuellement, «on essaie de reconquérir le terrain pour changer les mentalités», poursuit-il. C’est pour cette raison d’ailleurs que certains de ses travaux sont effectués presque bénévolement. A ce titre, il a conçu des jaquette d’albums, animé des ateliers de musique…. Militantisme musicalPromoteur d’un certain militantisme musical, Malek a déjà vécu la même expérience dans les années 80. Sa maison de disques s’appelait Maya Production. «Il s’agissait surtout de professionnaliser les métiers de la musique tout en défendant une certaine conception de la culture», a affirmé l’ex-producteur. Une aventure qui se renouvelle avec PM, poursuit-il. Mais cette fois-ci en tant que directeur artistique. «Les chansons continuent à parler de la même chose. Mais c’est la manière de le faire et de le dire qui change. Et c’est pour cela qu’on parle d’époque», commente le musicologue Mouad Aounil. Il ne s’agit plus de produire n’importe quoi, n’importe qui et n’importe comment. Dorénavant des préalables à la production s’imposent. On parle de directeur artistique, d’ingénieur de son et de catalogue musical…Platinium Music (PM), par exemple, dispose d’un catalogue d’une douzaine de musiciens. « Ce qui est beaucoup pour une structure qui évolue dans un secteur sclérosé», a précisé Malek. D’ailleurs, la chanteuse-compositeur Nabila Maan figure parmi les jeunes musiciens ayant signé avec PM. Installé à Casablanca, Platinium a aussi une licence de distribution Universal et EMI Music Arabia. Deux mastodontes de la production musicale. Et Même si le secteur du disque coule, les nouvelles maisons de disque sont optimistes. Car des ouvertures apparaissent.Finalement, c’est toute une génération qui prend la relève. Elle est cristallisée par le festival L’Boulvard en partie. De Nass El Ghiwan à Dj Key en passant par Malek. C’est un mouvement culturel qui se réinvente pour se perpétuer. Faiçal FAQUIHI

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