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Economie

Industrie cinématographique
Black-out derrière les écrans

Par L'Economiste | Edition N°:2727 Le 04/03/2008 | Partager

. Réalisateurs, distributeurs…, à chacun ses chiffres. Le droit au financement en arrière-plan du tournage en numérique Le cinéma, ce n’est pas seulement du spectacle. Lorsqu’on sonde l’écosystème de la profession, polémiques, querelles…, c’est un vrai panier de crabes qui émerge. Il y a d’abord les statistiques (recettes, nombre d’entrées…) du box-office publiées annuellement par le Centre cinématographique marocain (CCM). Le recoupement de certains chiffres révèle d’ailleurs quelques anomalies... Prenons le film d’Ahmed Boulan, «Les Anges de Satan», qui s’est classé en tête du box office en 2007. Le CCM avance un nombre d’entrées de 82.569 et 1.794.692 DH de recette guichet. Rien qu’ «la fin du printemps 2007, les spectateurs ont dépassé les 100.000 avec une recette brute de 1.815.006 DH», précise le réalisateur. Une somme de laquelle il faut déduire la TVA (20%), la part du distributeur (25%), les salaires des techniciens… Les milieux des cinémas ironisent sur le diktat fiscal en parlant de cinéma de «prestige», «déficitaire»… Au delà des tracas financiers, une question se pose: Qu’est-ce qui explique cette disparité des chiffres? Pour le CCM, son propre rôle est de «comptabiliser les déclarations de recettes reçues par les distributeurs». Ces derniers accusent souvent du retard… Quant à Ahmed Boulane, il n’hésite pas à déclarer que «beaucoup d’entre eux ne jouent pas vraiment le jeu». Dans le box-office figurent des films ayant déjà été projetés en 2006. C’est le cas de «Abdou chez les Almohades». «Du moment qu’un long métrage tourne toujours dans les salles, pourquoi ne pas le comptabiliser?», s’interroge Kamal Mghazli, directeur d’exploitation au CCM. Faudrait-il retenir la date d’autorisation de tournage, de production ou de sortie? Ce n’est pas facile de trancher: «Comment faire lorsque des films sont projetés sur le grand écran 5 ans après le tournage?», poursuit-il. A part les chiffres, un autre débat pointe son nez. Si vous tournez un film avec une camera 35 millimètres, le CCM accorde son visa d’exploitation. Si c’est en numérique, le réalisateur ne doit pas se faire d’illusion: son œuvre ne sera pas projetée dans les cinémas. Ce sont les réalisateurs de Film Industry, un projet lancé conjointement par la SNRT et «Ali’n Production», qui ont été les premiers à faire les frais de cette controverse juridique. Car il s’agit bel et bien d’une situation régie par les textes.Recourir au numérique n’exige pas autant de techniciens que le 35 mm. Et le législateur exige un certain quota et des tarifs pour postuler au Fonds d’aide cinématographique. Autrement dit, ouvrir la porte au numérique va mettre sur la table la question du droit au financement. «Le CCM ne fait qu’appliquer la loi, c’est au législateur de se prononcer», déclare le responsable communication du CCM, Mohammed Bakrim.


Etes-vous HD?

Tournage en numérique ou en analogique? «C’est un faux débat, seule la qualité du film compte», estime Saâd Ben Sahraoui, critique de cinéma. Aux Etats-Unis, par exemple, «la question ne se pose même pas puisque les cinéastes tournent en numérique, affirme le réalisateur Hicham Lasri. Le tournage du film La Vague blanche de Mohamed Ali El Mejboud n’a nécessité que 12 jours», grâce notamment à la caméra Haute Définition (HD). F.F.

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