×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Indicateurs sociaux : Les femmes porteuses des plus fortes évolutions

    Par L'Economiste | Edition N°:113 Le 20/01/1994 | Partager

    Une revue intitulée "Les indicateurs sociaux" a été publiée par la Direction des Statistiques. Amélioration de l'espérance de vie et baisse de l'analphabétisme ne peuvent cacher le taux important du chômage et le retard du monde rural.

    Il est mondialement admis que les indicateurs économiques ne suffisent pas à appréhender le degré d'évolution sociale. Partant de ce postulat, la Direction des Statistiques publie une revue appelée "Les indicateurs sociaux". L'analyse est différenciée selon le sexe, l'âge et le milieu de résidence chaque fois que les données disponibles le permettent. Ceci a permis de mettre en relief les disparités qui existent, notamment entre les deux sexes ou entre les villes et les campagnes. Le bilan démographique est relativement satisfaisant : fécondité et mortalité chutent, l'espérance de vie augmente et le contrôle des naissances se diffuse au niveau du tissu social. Mais malgré ces progrès, la population marocaine devrait presque tripler en 2005 par rapport à 1960. Le poids de la démographie sur les autres paramètres (éducation et santé) sont évidents . Ainsi l'éducation permet une meilleure "gestion" de l'hygiène et de la contraception. Les réalisations en matière de santé allongent l'espérance de vie, qui est passée à 65 ans en 1987 contre 48,2 en 1967. Mais l'écart entre ruraux et citadins s'est accentué : l'écart d'espérance de vie, qui était de 2,9 ans en 1967, est passé à 7,7 ans en 1987. Les Marocains se marient à un âge plus tardif. Le recul du mariage précoce est général, il concerne aussi bien les ruraux que les citadins. Le changement de comportement est plus important chez les femmes : l'âge moyen du premier mariage est passé de 24 ans en 1960 à 27,9 ans en 1988 pour les hommes et de 17,5 à 23,4 ans pour les femmes. L'accès à l'éducation et à l'emploi a induit de nombreux changements dans la situation de la femme.

    La responsabilité de l'éducation des enfants lui incombe alors qu'elle était partagée par le passé, note la revue. La femme urbaine représente 26,8% de la population active urbaine totale. Phénomène important, c'est dans les classes d'âge des moins de 40 ans que se recrutent les femmes actives. Un faible niveau scolaire et un emploi peu rémunérateur caractérisent la femme active. Cependant, le taux d'activité selon le degré d'instruction fait apparaître un taux élevé chez les diplômées du supérieur (54,6%). 45% des femmes ayant reçu un enseignement supérieur ne sont donc pas actives. La femme rurale travaille essentiellement en tant qu'aide familiale. Les femmes chefs de ménage représentent 20% : elles sont généralement veuves ou divorcées. Cette proportion est importante et reflète une évolution sociale. La majorité des femmes chefs de ménage qui sont nées après l'Indépendance sont salariées à 63%. Logement et emploi attirent l'attention du plus grand nombre de lecteurs des "Indicateurs sociaux". Le tiers des ménages marocains habitent un deux-pièces.11% des Casablancais logent dans des baraques. La croissance rapide de la population urbaine a entraîné une augmentation du "taux d'occupation" qui passe de 1,8 en 1970 à 2,4 en 1985. Ce taux cache des disparités : si dans le luxueux le taux d'occupation est de 18 personnes pour 10 chambres, dans les bidonvilles il est de 29 personnes pour 10 chambres. Eau potable et électricité équipent les 3/4 des ménages urbains et moins de 6% des ruraux. Quant à l'emploi, on peut l'évaluer à partir du taux d'activité des classes d'âge en âge de travailler : il est de 49,7%. Le sous-emploi est donc important. Seules 25,5% des femmes travaillent. Le chômage frappe essentiellement les moins de 34 ans à près de 30%. La situation est stable pour les générations anciennes qui présentent des taux de chômage beaucoup plus faibles et dont l'ampleur diminue avec l'âge. Les chômeurs de longue durée sont les plus nombreux, la quête d'un emploi exige de la patience et 64% des chômeurs le sont depuis au moins une année.

    J.B.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc