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Immobilier: La déferlante espagnole

Par L'Economiste | Edition N°:2407 Le 23/11/2006 | Partager

. La théorie du lièvre fonctionne via Fadesa avec son Tanger City Center. Parmi les champions nationaux, Addoha se taille la part du lion LES opérateurs du secteur de l’immobilier à Tanger risquent bien de se reconvertir à l’espagnol. Depuis le début de cette année, une vague d’opérateurs espagnols ont littéralement pris d’assaut la ville. Cette forte présence s’explique par le caractère attractif que revêt Tanger actuellement, mais aussi par l’essoufflement du secteur immobilier en Espagne. Des opérations foncières du plus haut niveau ont ainsi été enregistrée à Tanger par le biais de grands groupes réputés tels que Urbas, Salamanca et d’autres. Urbas (Urbanizaciones y Transportes) un des géants de l’immobilier espagnol avec Fadesa, a largement fait parler de lui en juin dernier en achetant plus de 6.500 mètres carrés de terrains au centre ville de Tanger. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué mais en fonction de l’emplacement choisi, le prix de l’achat peut avoir dépassé les 100 millions de DH. Ces terrains seront dédiés à des immeubles de haut de gamme avec des plateaux pour bureaux. Urbas compte aussi lancer la construction de 1.600 logements sociaux à Tanger, sur le site d’Ibn Battouta. Les travaux de construction démarreront en fin d’année après la viabilisation des terrains par Al Omrane. A côté de cette transaction, un autre privé espagnol, le groupe Salamanca vient d’acquérir plus de 16.000 mètres carrés en plein boulevard Mohamed V. La transaction a été facturée à plus de 65 millions de DH et le terrain est destiné à recevoir un centre de loisirs et de commerce ainsi que des résidences avec vue sur mer. L’effet TangerMed mais aussi la proximité géographique n’a pas manqué d’avoir son effet sur les promoteurs espagnols qui tiennent la dragée haute face à leurs homologues locaux. Un autre groupe espagnol, Maexpa a lui aussi décidé de s’investir en pleine baie de Tanger. Il offre des appartements de haut de gamme pied dans l’eau.Un autre grand nom de la promotion immobilière espagnole est Renta. Sa filiale Mixta Africa s’est lancé dans la réalisation d’un projet de constructions économiques à la périphérie de la ville. Le groupe a déjà entamé la réalisation de ce complexe immobilier baptisé Anass dont l’originalité reste l’utilisation massive de matériaux préfabriqués. Les prix restent abordables, vu la conjoncture actuelle à Tanger, et ce à partir de 250.000 DH. Non loin de là, sur le registre du haut de gamme se positionne Fadesa. Avec le Tangercity Center, le groupe venu de la Galicie veut profiter de la tendance affaires de Tanger. Avec un fort positionnement touristique, le projet ne délaisse pas le volet affaires. Tanger City Center aura une superficie de 3,4 hectares constructibles, (cinq hectares en total) entourant la toute récente gare ferroviaire de Tanger. Le tout a été cédé par la Société Nationale d’Aménagement de la Baie de Tanger (Snabt) pour le prix «symbolique» de 2.500 DH le mètre carré. Le projet porte sur un total de près de 900 millions de DH d’investissements. Il prévoit la réalisation de deux unités hôtelières de 1.000 lits au total, pour une surface bâtie de plus de 40.000 mètres carrés en plus d’un grand centre commercial de 36.000 mètres carrés. Elle prévoit aussi des plateaux pour bureaux sur plus de 10.000 mètres carrés ainsi qu’une importante part de résidentiel touristique sur une superficie de 93.000 mètres carrés.


Ruée des promoteurs

L’ANNÉE 2006 aura aussi été celle de l’arrivée massive des promoteurs nationaux sur la scène immobilière, chasse gardée jusqu’à alors de quelques promoteurs locaux. Le plus en vue reste Addoha. L’entreprise d’Anas Sefrioui a déjà entamé les travaux de la construction d’un nouveau pôle urbain à Al Irfane, dans l’une des nouvelles urbanisations de Tanger. Le projet comprendra 9.000 logements économiques avec des superficies allant de 65 à 70 mètres carrés. Ils seront vendus à des prix ne dépassant pas les 200.000 DH. L’investissement total du projet étant de 1,8 milliard de DH avec un délai de réalisation de 60 mois. Pour le groupe, il s’agit de la première opération sur des terrains de l’état dans le cadre d’une convention-cadre signée avec l’Etat e décembre 2005. Elle porte sur la réalisation de 50.000 logements sur les cinq prochaines années. Chaabi et sa holding Ynna ne sont pas en reste au Nord. Ils comptent lancer plusieurs projets au Nord dont une forte part dans l’immobilier touristique. Ils sont suivis de près par un groupement piloté par Holmarcom dans le cadre du projet Cap Tingis.A. A.

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