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Immigration: Bruxelles à la rescousse de l’Espagne

Par L'Economiste | Edition N°:2361 Le 14/09/2006 | Partager

. Barroso invite les 25 à bâtir une politique commune . Le volet financier demeure une priorité . Les Espagnols critiquent FrontexBruxelles plaide en faveur d’une coopération européenne plus étroite sur l’immigration, un domaine où les 25 ont jusqu’à présent voulu rester maîtres de leur politique nationale. Alors que l’Espagne se débat face à l’arrivée massive des boat people sur les côtes des îles Canaries. Madrid va d’ailleurs expulser par avion, à partir d’aujourd’hui, plus de 1.000 migrants sénégalais arrivés illégalement aux Canaries.Par la même occasion, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a lancé hier, un appel à «la solidarité» des 25. Il les invite à intensifier leur aide envers l’Espagne, qui a vu débarquer plus de 23.000 immigrants africains aux Canaries depuis janvier. C’est un chiffre record. Il a aussi appelé les 25 à renforcer la coopération sur toutes les questions d’immigration légale et clandestine. L’UE a commencé à mettre au point une politique commune en matière d’asile et d’immigration illégale. Mais cette solidarité reste limitée dès lors que l’on aborde les questions financières. Preuve du manque de moyens actuels: Frontex, la jeune agence de contrôle des frontières extérieures de l’UE. Elle a mis sur pied une modeste mission aux Canaries. Mais peu d’Etats y participent. Une situation très critiquée par les Espagnols. «La Commission n’a pas de patrouilles navales ou de garde-côtes. C’est aux Etats membres de mettre des moyens à disposition si on ne veut pas que la solidarité reste un mot creux», souligne le commissaire chargé de ce dossier, Franco Frattini. De fait, confrontés à des besoins économiques différents, les Etats tiennent à rester maîtres du nombre d’immigrants rentrant chez eux. Et sur l’immigration légale, les décisions de l’UE sont prises à l’unanimité des 25, ce qui signifie que les choses avancent lentement. Manuel Barroso appelle à en finir avec l’unanimité pour passer à la majorité qualifiée. Le ministre français de l’Intérieur Nicolas Sarkozy est, lui aussi, intervenu en ce sens vendredi dernier à Bruxelles. Le chef de la droite française a également dénoncé les régularisations massives de clandestins effectuées par l’Espagne en 2005 et l’Italie en 2002. Malgré ces critiques, la France, l’Italie, l’Espagne et Malte font bloc sur ce dossier qui les touche au premier chef. Ces pays ont obtenu de la présidence finlandaise que l’immigration figure parmi les thèmes prioritaires du prochain sommet européen, le 20 octobre prochain à Lahti, au nord d’Helsinki. Pour Elizabeth Collett, analyste à l’European Policy Centre, le risque est cependant que les 25 se concentrent sur la lutte contre l’immigration clandestine, au détriment d’une politique d’immigration «positive». Celle-ci se baserait sur des conditions d’immigration économique et légale. Syntèse L’Economiste

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