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Il faudra réorienter l’offshore sur de nouvelles pistes

Par L'Economiste | Edition N°:2407 Le 23/11/2006 | Partager

La place financière offshore de Tanger, créée par la loi n°58-90 du 26 février 1992, est ouverte aux activités de banques et des sociétés de gestion de portefeuilles et de prise de participations. Quinze années après, le bilan de la situation avec Mohamed Benmokhtar, expert-comptable. . L’Economiste: Quel est le bilan actuel de la place financière offshore de Tanger?- Mohamed Ben Mokhtar: Du côté des banques, durant les dix premières années, seuls trois agréments ont été donnés par les autorités financières. Mais une seule banque était «timidement» opérationnelle. Depuis 2001, on peut recenser environ 6 banques offshore en activité. L’activité bancaire en offshore a été ressuscitée grâce au développement de la Zone franche d’exportation de Tanger, TFZ. Celle-ci a drainé un volume de transactions à l’international suffisant pour inciter les principales banques commerciales du Royaume à être présentes sur la place.La quasi-totalité de ces banques est implantée dans la partie logistique de la TFZ. Pour les holdings, depuis 1992, plus d’une centaine d’agréments ont été délivrés par les autorités financières. Mais aujourd’hui, même si la majorité continue d’exister, ces sociétés sont complètement inactives.L’impact de ce volet de la place financière offshore sur l’économie reste en deçà des aspirations des initiateurs de ce projet à Tanger. . Quelles sont les raisons de cet échec pour les holdings offshore?- Les raisons de cet échec sont de plusieurs natures: l’étroitesse du texte de loi de base, l’insuffisance, voir le manque d’une véritable politique de promotion de la place au niveau national et au niveau international. Il a lieu de signaler aussi l’absence de mesures d’accompagnement et de structures d’accueil des investisseurs.- Y-a-t-il un moyen de relancer les holdings offshore?- L’avenir de la place financière off-shore de Tanger dépend, entre autres, du volume des transactions réalisées par les opérateurs sur la place. Mais le niveau des affaires dépend à son tour du champ d’action des sociétés, à savoir, la nature des activités exercées ou à exercer par les sociétés holding offshore de la place de Tanger. Or, dans le texte de la loi régissant les sociétés holding offshore (l’article 27), l’objet social de ces dernières est exclusivement limité à la gestion de portefeuilles et la prise de participation. En l’absence de précision des autorités financières sur ce qu’elles pourraient faire ou ne pas faire, les quelques sociétés holding qui se sont installées sur la place financière offshore de Tanger se trouvent complètement bloquées dans leurs actions limitées à la seule prise de participations dans d’autres entreprises marocaines ou étrangères. Cette situation n’a aucune retombée positive ni sur le groupe financier installé sur la place, ni sur la ville, et par conséquent sur le Royaume. Les groupes financiers qui sont intéressés par les places financières offshore cherchent en général, outre une fiscalité avantageuse, un effet de dopage des activités des holdings par des opérations de prestation de services qu’ils peuvent offrir à toutes leurs filiales et des participations telles que des activités de conseil, d’ingénierie financière, de management, études… etc.C’est uniquement par ce biais qu’on pourrait augmenter le volume des transactions et dynamiser la vie active des sociétés holdings sur la place financière de Tanger.. Quelles sont les mesures à prendre, à votre avis, pour la relance de la place?- Les mesures doivent se placer sur les plans législatif et réglementaire.Il faut d’abord élargir l’objet social des sociétés holdings offshore à d’autres activités spécifiques dont l’évolution au niveau international est en constante mouvance et à la recherche de place internationale aux meilleures conditions d’exercice. De ces activités, on peut citer trois qui pourraient parfaitement s’adapter à la ville de Tanger: * Activité maritime de plaisance et toutes les opérations y afférentes et connexes: offrir la possibilité aux bateaux de plaisance d’obtenir un pavillon à Tanger. Actuellement, la demande est importante dans le bassin de la Méditerranée.Activité de « gestion de patrimoine offshore».* Activité de réassurance et toutes les opérations y afférentes et connexes.Il est opportun et urgent d’inclure dans l’objet social des sociétés holdings off-shore la possibilité d’exercer sur la place financière de Tanger ces trois activités. Si nous ne permettons pas aux groupes internationaux de le faire, d’autres pays du pourtour méditerranéen vont leur offrir cette possibilité.D’autre part, il faut préciser par une circulaire d’application, l’objet social des sociétés holdings en leur permettant de réaliser toutes les opérations de prestations de services pour des sociétés dans lesquelles elles détiennent des participations. Bien sûr, lorsque ces mêmes opérations sont effectuées avec les entreprises résidentes, elles doivent être réalisées en conformité avec les lois et règlements en vigueur. En parallèle, des actions de promotion internationale sont à prévoir afin de faire connaître la zone auprès du public spécialisé. Propos recueillis par Ali ABJIOU

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