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Politique

IER, presse, citoyenneté…
Les vérités de Alami Machichi

Par L'Economiste | Edition N°:2201 Le 26/01/2006 | Partager

. Arrêtez de pleurer sur les ruines!. Déontologie de la presse: Attention au risque du pouvoir et de l’argentSORTIE très remarquée de l’ex-ministre de la Justice et universitaire, le Pr Idrissi Alami Machichi sur la première chaîne. Invité avant-hier soir de l’émission «Hiwar», Alami Machichi a mis ce qu’on appelle les points sur les i concernant les débats en cours. Et pas toujours par le bout auquel certains auraient pu s’attendre. Sur la question de l’IER par exemple, il a appelé «certaines parties» à faire leur autocritique et à emboiter ainsi le pas à l’Etat qui a fait la sienne à travers l’expérience de l’Instance Equité et Réconciliation (IER), et à arrêter de «pleurer sur les ruines».Selon lui, ces parties se doivent d’ériger l’autocritique en une pratique et en un style dans leur future action et reconnaître leur part de responsabilité dans les déficiences qu’a connues le Maroc dans des secteurs «vitaux», comme l’éducation, l’enseignement, la question du Sahara, la solidarité sociale et le monde rural. Mais l’IER, ce n’est pas que du bon. Alami Machichi relève par exemple que l’IER «n’a pas conclu à des responsabilités personnalisées pour ce qui est des violations passées des droits de l’homme», elle s’est contentée d’analyser des faits et fixer des indemnités, faisant remarquer que nombre de dossiers soumis à l’instance ont atteint le principe de prescription.S’agissant de la citoyenneté, Alami Machichi dresse un véritable réquisitoire. «Au cours des cinquante dernières années, le Maroc a sombré dans la confusion quant à la mise en place d’une véritable politique éducative citoyenne», ajoutant que «l’on a perdu l’essence même de la citoyenneté parce que l’Etat n’était pas convaincu de l’importance d’investir dans l’élément humain». Autre dossier, la presse (rappelons que le Pr Machichi est également président de l’instance de déontologie de la presse). Machichi a d’abord souligné que la liberté d’expression et de presse est régie par des lois et des principes déontologiques, qui émanent de la société et qui ne peuvent, de surcroît, être violés. «L’ensemble de ces principes font obligation aux journalistes de respecter l’autre et de reconnaître son droit à la différence». Il a aussi appelé au respect de l’éthique dans l’exercice de la profession et à la protection de la presse pour la prémunir contre les tentations d’en faire une simple activité commerciale, mettant en garde contre les risques que fait courir le pouvoir de l’argent à la profession.Bien évidemment, une des questions incontournables a porté sur la multiplication de procès contre les journaux, ou ce qui est présenté en tant que tel. Surprise, Machichi a tenu à relativiser le nombre d’affaires en justice. «Seules 31 ou 32 poursuites ont été engagées au Maroc en 2005, contre, à titre d’exemple, 200 pour une seule année en France, faisant remarquer que 99% de ces poursuites étaient liées à la diffamation».J. R.

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