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    Economie

    IDE: Ce qui reste à améliorer

    Par L'Economiste | Edition N°:2769 Le 05/05/2008 | Partager

    . Foncier, formation, productivité Des études pour déterminer où bute l’attractivité du Maroc pour les investissements, ce n’est pas ce qui manque. La dernière en date a été élaborée par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) en réponse à une demande d'assistance technique des autorités marocaines.Conclusion: si le Maroc dispose d’un potentiel d’attractivité considérable, cela n'est pas suffisant pour attirer et pérenniser de nouveaux IDE». L’organisme recommande d’accélérer le processus de modernisation du cadre réglementaire et institutionnel». C’est que les obstacles à l’investissement ont la peau dure: «un système fiscal compliqué et inégalitaire dont les exonérations n'influencent que marginalement la décision d’investissement», «un marché de l’emploi classé dernier par rapport aux pays voisins selon un indice de rigidité»… Le foncier fait encore plus de désordre, avec «une faible couverture en matière d’immatriculation au cadastre, l’ancienneté des textes, la multiplication des statuts et des régimes, les difficultés d’identification de la propriété, l’inflation de certains terrains industriels»… Autre faiblesse évoquée par l’institution internationale, la législation de la concurrence. Certains concepts utilisés par la loi sont trop larges et peuvent faire l’objet d’interprétations divergentes, voire arbitraires de la part de l'administration». C’est notamment le cas des exceptions relatives aux pratiques anticoncurrentielles. Celles-ci ne sont pas prohibées par exemple si elles participent «au progrès économique».Le Conseil de la concurrence est lui qualifié de problème sérieux». «La loi sur la concurrence s’inscrit dans une logique de libéralisation, mais n’en tire pas de conséquence», selon le rapport de la Cnuced. La conférence cible notamment les attributions exclusivement consultatives du Conseil de la concurrence qui, contrairement aux pratiques internationales, ne dispose pas de pouvoirs de décision, ni de sanction. Qui plus est, son rapport annuel d’activité, adressé au Premier ministre, n’est pas rendu public.Pour sa part, la Banque mondiale, dans son rapport sur le climat d’investissement au Maroc, élaboré en partenariat avec le ministère de l’Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau, cite des difficultés qu’elle estime «bien connues des autorités marocaines». Dans leurs grandes lignes, les reproches de l’institution font état de «très faibles investissements dans la formation continue», et d’un «sévère déficit d’éducation de base et de formation des travailleurs». La faible productivité des entreprises est également pointée du doigt. Résultat: «d’importantes lacunes en matière de recherche, d’innovation et de production de valeur ajoutée». Sans compter «une administration publique peu favorable au monde des affaires», et «des déficiences en matière d’administration judiciaire et d’exécution de ses décisions». Le rapport Doing Business 2008, publié par la Banque mondiale, et qui jauge la facilité de faire des affaires, classe d’ailleurs le Royaume 129e sur 178 pays. Par rapport à 2007, le Maroc fait du surplace. Il est loin, très loin derrière la Turquie (57e), la Jordanie (80e) et la Tunisie (88e). Même des pays comme le Kazakhstan et l’Ethiopie font mieux.R. H.

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