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    Economie

    Halte aux gaspillages de l’eau

    Par L'Economiste | Edition N°:2755 Le 14/04/2008 | Partager

    . Les prélèvements d’eau souterraine dans le Souss atteignent 650 millions de m3Comment peut-on concilier rareté de l’eau et nécessité d’en fournir à tout le monde? C’est le défi que le Maroc doit relever aujourd’hui pour préserver ses richesses hydriques. Au titre des mesures qui s’imposent, la limitation de toute surexploitation des eaux souterraines et la recharge des nappes phréatiques. Les eaux souterraines, d’accès facile et relativement peu coûteux, sont le plus souvent surexploitées. Pendant ce temps, l’eau de surface se perd ou s’écoule tranquillement vers la mer. Résultat: les nappes phréatiques s’épuisent et le seuil critique est atteint. Pour éviter l’épuisement de ses stocks d’eau, le Maroc pourrait être obligé de se rabattre sur ses eaux de surface stockées dans les barrages. Les ressources en eau souterraines consitutent la réserve stratégique d’or bleu du Maroc. Il ne devrait donc y avoir recours qu’en cas d’extrême besoin. Deux exemples de surexploitation nous interpellent particulièrement. Dans le Souss, et selon des informations obtenues auprès du Secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement, les prélèvements d’eau souterraine sont passés de 200 millions de m3 en 1970 à près de 650 actuellement. Cette augmentation est due au développement de l’agriculture irriguée dans la région, surtout dans le secteur moderne privé. Une des conséquences de cette surexploitation, la nappe phréatique du Souss était presque arrivée à épuisement. Et elle n’a dû son salut qu’à la construction du barrage Aoulouz et au dispositif de recharge le long de l’Oued Souss qui permet l’injection annuelle de 100 millions de m3. La forte pression qui s’exerce sur les nappes phréatiques dans la région du Souss est à l’origine d’une véritable catastrophe. En effet, de nombreuses espèces animales et végétales sont maintenant en voie d’extinction. La nappe connaît un déficit annuel de 260 millions de m3. Et le déstockage des ressources non renouvelables varie entre 100 et 370 millions de m3 par an et aurait même atteint 7,5 milliards de m3 depuis 1970. La nappe du Saiss, elle non plus, n’est pas épargnée. Et seul le transfert de près de 200 millions de m3 d’eau du Sebou peut lui permettre de continuer à assurer l’approvisionnement en eau potable et industrielle d’environ 70% de Fès et Meknès et centres avoisinants. Sans oublier les secteurs économiques clés, comme l’agriculture (35.000 ha irrigués), le thermalisme (Moulay Yacoub, Sidi Harazem...) et le tourisme qui dépendent de cette eau. Si, dans les pays avancés, la rareté de l’eau freine la croissance économique et réduit la qualité de vie, dans les pays en voie de développement, comme le Maroc, elle engendre des maladies, accentue les inégalités et compromet le développement socio-économique de la société tout entière.


    Changer nos comportements

    Pour rationaliser l’utilisation de la ressource hydrique, le Secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement a programmé un train de mesures:- Améliorer le rendement des eaux utilisées grâce à des techniques économes de l’eau, notamment dans le secteur de l’irrigation;- Accroître la productivité des cultures en introduisant des variétés à maturation plus rapide et à plus grand rendement;- Réduire les pertes des réseaux d’irrigation et de distribution de l’eau potable;- Mettre fin à toutes sortes de gaspillages et prévenir les pollutions permanentes et accidentelles des ressources en eau;- Poursuivre les réformes juridiques et institutionnelles pour une meilleure valorisation du potentiel hydrique;- Entreprendre une campagne de sensibilisisation et mettre en place un système de redevances dissuasives pour modifier le comportement des usagers vis-à-vis de l’eau.Hassan EL ARIF

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