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Tanger: L'expérience du groupe El Alami

Par L'Economiste | Edition N°:453 Le 01/03/1999 | Partager

De notre correspondante à Tanger, Ilham BERRADA

Pour asseoir son groupe industriel, Abdelhouahed El Alami a choisi dans les années 70 de recourir au partenariat.


Quelle dynamique partenariale pour les entreprises du Nord? Qui mieux qu'Abdelhouahed EL Alami, PDG du groupe du même nom, pour répondre à cette question. Le groupe El Alami est constitué de 6 sociétés qui développent leurs activités principalement dans le secteur du bâtiment : Jacob Delafon, Aluminium du Maroc, Industube, SNR, Structal et Afric industrie. En effet, lors de la dernière journée de la semaine maroco-française, organisée par l'Institut Français du Nord, en collaboration avec L'Economiste, l'Ecole Nationale de Gestion et l'Azit, M. Alami a fait part de son expérience partenariale.
Dans les années 70, le groupe Alami s'est installé à Tanger parce que la ville présentait alors des atouts avantageux: terrains industriels peu onéreux, dispositions fiscales favorables et proximité avec l'Europe. Avec le temps, le groupe s'est retiré de plusieurs affaires (hôtellerie) et a investi dans l'industrie de la construction. Pour cela, le groupe a fait appel à de nouveaux partenaires européens: "Etant des industriels et non des techniciens, le partenariat devenait une nécessité", a affirmé M. Alami.
Ainsi, à son installation à Tanger, le groupe a investi dans les secteurs de la construction (Jacob Delafon pour le sanitaire) et de la métallurgie (Vallourec pour Aluminium du Maroc et Pechiney pour Industube). Il s'agissait là de secteurs industriels faibles dans l'industrie marocaine: "Il n'y avait aucune presse d'extrusion d'aluminium au Maroc, il n'y avait aucune entreprise de fabrication du sanitaire et il n'y avait qu'une seule unité de soudure de tubes acier à Casablanca", a indiqué M. Alami.

En outre, la recherche de partenariat n'avait pas trait uniquement à la constitution du capital, mais aussi à la formation de la main-d'oeuvre, au perfectionnement technologique et à l'ouverture sur les marchés extérieurs.
Par ailleurs, à cette époque chercher et trouver des partenaires n'était pas "à la mode" et aujourd'hui la situation est tout autre. Elle est encore plus difficile pour les PME et PMI marocaines. "La majorité des sociétés marocaines sont familiales, le capital et la gestion aussi. Trouver des partenaires dans ces conditions s'avère être une tâche difficile", a-t-il dit. Effectivement, la rigueur et la transparence dans la gestion et dans les comptes sont des contraintes pour le partenariat, et malheureusement elles sont presque absentes de la majorité des entreprises marocaines: "la culture de l'industrie au Maroc est balbutiante quand on sait qu'il existe une économie parallèle qui atteint des proportions effrayantes", a précisé M. Alami. C'est ainsi que le partenariat du groupe Alami a préparé l'entrée en bourse cette année d'Aluminium du Maroc.
De plus, si le partenariat participe à l'amélioration de l'industrie marocaine et à son ouverture sur le marché européen, il est également une chance pour l'investisseur étranger. Parce que, comme l'a souligné M. Alami, ces investisseurs n'auraient pas pu réussir sans leurs partenaires marocains qui connaissent l'espace entrepreneurial de leur pays et facilitent ainsi plusieurs procédures qui paraîtraient interminables aux entrepreneurs étrangers. Cependant, a rappelé M. Alami, et vu l'intérêt grandissant que voue aujourd'hui l'investisseur étranger au Maroc, il est temps que les responsables se penchent sur les réformes pour revoir le Code du Travail, le code de la loi de concurrence, la loi sur les sociétés anonymes, la Justice et pourquoi pas créer un guichet unique régional pour l'investissement.


Cartes de visite


Implantée à Tanger depuis 1976, Jacob Delafon fabrique des articles sanitaires. Sur une superficie de 105.130 m2 (22.365 m2 couverts), elle dispose d'une capacité de 440.000 pièces en porcelaine et 60.000 en grès. Elle emploie 240 personnes. En 1997, elle réalise un chiffre d'affaires de 98 millions de DH.
La SNR, implantée à Benslimane depuis 1949, fabrique des produits de robinetterie ainsi que des produits sanitaires. Sur une superficie de 17.000 m2 (4.500m2 couverts), elle dispose d'une capacité de production de 700.000 têtes par an. Elle emploie 92 personnes. En 1997, elle réalise un chiffre d'affaires de 35 millions de DH.
Industube (1976), implantée à Tanger sur 40.000 m2 (6.000 m2 couverts), produit des tubes en acier et des ossatures métalliques. Elle produit annuellement environ 18.000 tonnes. En 1996, elle bénéficie de la certification ISO 9002. Elle emploie 60 personnes. En 1997, elle réalise un chiffre d'affaires de 75 millions de DH.
À Tanger depuis 1976, sur 43.000 m2 (6.500 m2 couverts), Aluminium du Maroc fabrique des profilés d'aluminium. Elle produit annuellement une moyenne de 2.000 tonnes dont 150 tonnes à l'export. Elle emploie 132 personnes. Elle est entrée en bourse en 1998.
Structal, créée en 1987 à Berrechid, fournit des prestations de menuiserie pour murs, rideaux à partir de profilés fabriqués par Aluminium du Maroc ainsi que de profilés bâtiment de marque Rinaldi Structal. Elle emploie 40 personnes
Afric Industries, créée en 1987 et acquise par le groupe El Alami en 1993, fabrique le ruban adhésif et papier abrasif. Implantée à Tanger sur 5.250 m2 couverts, elle assure une production annuelle de 1,5 million de m2. Elle emploie 120 personnes.

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