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    Les armes nucléaires sous la loupe de l'Académie du Royaume
    Par L'Economiste | Edition N°:502 Le 07/05/1999 | Partager

    · Trois nouvelles Désignations Royales dans cette institution
    · Une nouvelle puissance basée sur cinq supériorités prend forme
    · Driss Dahak a proposé de renforcer les traités internationaux


    Le rideau est tombé le 7 mai sur la première session de printemps 1999 de l'Académie du Royaume. Trois nouveaux membres ont rejoint l'Académie. Il s'agit de MM. André Azoulay, conseiller du Souverain, Mohammed Jaber Al Ansari et Sahabzada Yaqub-Khan.
    Les académiciens et les experts internationaux conviés à cette manifestation ont débattu du thème "La dissémination des armes nucléaires est-elle ou non un facteur de dissuasion?".
    La question a fait l'objet de plusieurs réflexions. M. Georges Mathé, membre de l'Académie, a estimé qu'"Il est hautement probable que les armes nucléaires ou thermonucléaires soient un jour paralysées par des armes défensives d'un ordre supérieur". Selon lui, une doctrine globale associant cinq supériorités a été expérimentée dans les récentes frappes contre la Serbie et l'Irak. Les supériorités de cette nouvelle puissance sont: le nucléaire, les dispositifs antimissiles, l'information, la logistique et la puissance financière. La terreur nucléaire ne sera en tout cas dépassée que "si un programme à marche forcé, basé sur des principes physiques nouveaux, est établi. Ce programme doit être mené par les Etats-Unis, la Russie et l'Europe et ses retombées doivent être pressentis aussi sur les pays du Tiers-Monde à travers un transfert de technologies", explique M. Mathé. M. Driss Dahak, président de la Cour Suprême et membre de l'Académie du Royaume a soulevé l'absence dans le droit international de critères d'évaluation des dégâts causés par l'utilisation des armes nucléaires. Selon lui, la solution réside dans le renforcement de traités et de conventions interdisant l'utilisation de ces armes. Le rôle de la société civile est important. "Les ONG sont appelées à collaborer avec l'ONU pour réfléchir sur cette interdiction", a indiqué M. Dahak.
    Mme Khadija Madmad, experte marocaine, a affirmé que le renforcement de la législation internationale doit surtout profiter au contrôle de la production et du stockage des armes. L'objectif est d'éviter l'utilisation illégale des nouvelles technologies. "Ce contrôle devra être confié à une organisation mondiale indépendante et impartiale", a déclaré Mme Madmad.

    Nadia LAMLILI (MAP)

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