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    Politique

    Israël: La Justice désamorce la crise de la Maison d'Orient
    Par L'Economiste | Edition N°:504 Le 11/05/1999 | Partager

    · La Haute Cour interdit à la police d'exécuter les ordres de Netanyahu
    · Le Premier ministre sortant applique la stratégie du conflit à tout prix


    En interdisant, hier mardi, aux forces de l'ordre d'exécuter l'ordre de fermeture donné la veille par le gouvernement de M. Benjamin Netanyahu, la Justice israélienne à désamorcé une crise majeure, à trois jours des élections.
    En effet, développant à l'extrême des thèmes sécuritaires et de repli, le Premier ministre israélien avait engagé le fer avec la représentation palestinienne, installée dans Jérusalem-Est. Tout au long de la semaine dernière le ton était monté progressivement.
    Le Premier ministre accusait la Maison d'Orient de faire de la propagande pour l'Autorité palestinienne. Ce qui à ses yeux et dans le contexte électoral est "une violation des accords d'Oslo". Pour M. Faissal Al Husseini, directeur de la Maison d'Orient et représentant de l'OLP, "la Maison dépend de la Centrale palestinienne et non de l'Autorité, et que c'est avec cette centrale qu'Israël a signé les accords d'Oslo de 1993". En conséquence, "il ne peut y avoir de violation des accords".
    Des pressions vives ont été exercées sur les responsables de la Maison d'Orient, jusqu'à avant-hier, lundi soir, où le gouvernement de M. Netanyahu avait donné l'ordre à la police de fermer trois des bureaux de la représentation: celui de M. Al Husseini, celui chargé des relations internationales et le Bureau de la Cartographie, qui est spécialisé dans l'étude des implantations juives.
    Immédiatement, neuf habitants israéliens de Jérusalem se sont pourvus devant la Haute Cour de Justice, où dès le lendemain matin, le juge Domer a ordonné au gouvernement de surseoir à toute action jusqu'au lendemain des élections. M. Al Hus- saini ne pouvait pas engager lui-même ce recours, étant donné qu'il ne reconnaît pas la juridiction du gouvernement israélien sur Jérusalem-Est. Avec l'inter- vention des habitants, le piège juridico-politique tendu par le Likoud à la représentation palestinienne n'a pas pu fonctionner.
    A l'heure où nous mettions sous presse, nous ne connaissons pas les attendus de la Cour. En particulier, la question est de savoir s'ils sont strictement juridiques ou bien s'ils se réfèrent à la situation politique particulièrement grave qui a été créée par la tentative de M. Netanyahu.
    L'affaire a en effet rapidement dépassé et les limites de la campagne et les frontières du Moyen-Orient, pour devenir un problème international.Les gouvernements occidentaux, spécialement les Etats-Unis et la France, ont demandé à M. Netanyahu de revenir sur son projet de manière à ne pas créer une situation irréversible et porteuse de violence.
    Rappelons que la communauté internationale avait salué la sagesse du l'Autorité palestinienne, le 3 mai dernier, lorsque celle-ci avait renoncé à proclamer l'Etat palestinien. Pourtant, les accords d'Oslo lui en donnaient la possibilité.
    L'attitude électorale de M. Netanyahu a apporté de l'eau au moulin des extrémistes, qui reprochaient à M. Arafat sa mansuétude et lui promettaient que le Likoud chercherait automatiquement d'autres terrains d'affrontement.
    Il reste maintenant cinq jours jusqu'aux élections, où M. Netanyahu est donné battu malgré (ou à cause) de sa stratégie de recherche de conflit.

    Nadia SALAH

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