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    Elections en Afrique du Sud: La consécration de la démocratie
    Par L'Economiste | Edition N°:520 Le 02/06/1999 | Partager

    · Les 18 millions d'électeurs doivent désigner 400 députés qui choisiront, à leur tour, le Président de la République
    · M. Nelson Mandela part en retraite avec le sentiment du devoir accompli


    C'est aujourd'hui jeudi que les résultats des élections législatives d'hier en Afrique du Sud sont connus. Ce sont environ 18 millions d'électeurs qui ont été appelés aux urnes pour désigner 400 députés à l'assemblée nationale. Ces derniers devront choisir à leur tour le 14 juin, le nouveau Président de la République qui devra succéder à Nelson Mandela.
    Pour nombre d'observateurs, le suspens n'est que formel. Pour convaincre, ils affirment que sur les seize formations politiques en lice, une seule est donnée favorite par les sondages: le Congrès National Africain (ANC) de Mandela et son dauphin Thabo Mbeki accrédité de 59 à 65% des intentions de vote. A les en croire, les temps de l'apartheid sont bel et bien révolus. Les Nouveau Parti National au pouvoir à l'époque de régime ségrégationniste (conduit par Frederik De Klerk) et le Parti Démocratique constituent l'opposition officielle. Ces deux partis ont perdu de leur influence et aucun d'entre eux ne peut prétendre franchir la barre des 10% des suffrages. Cette élection va permettre donc de tourner une page de l'histoire d'Afrique du Sud pour entrer dans une ère nouvelle, celle de l'après-Mandela. Car ce scrutin devra consacrer la maturité de la jeune démocratie sud-africaine qui a à peine cinq ans d'âge. En effet, en 1994, ce pays vivait les premières élections multiraciales qui avaient mis fin à l'apartheid.
    Cette période de transition est fortement marquée par la personnalité de Mandela, l'ancien prisonnier, devenu le père de la nation et l'emblème des générations futures. Aujourd'hui, il se retire du pouvoir pour laisser la place aux jeunes. A 80 ans, il tire sa révérence avec le sentiment du devoir accompli. Par ce geste, il devient ainsi le deuxième chef d'Etat, après le Sénégalais Léopold-Sédar Senghor, à renoncer à la Présidence de la République. Ces deux hommes, par ce geste de détachement et de courage, ont à la fois marqué leur époque et donné une leçon magistrale à ceux, nombreux en Afrique et dans le Monde arabe, qui restent accrochés au pouvoir. Cette retraite du plus célèbre prisonnier dépassera les frontières du continent pour forcer l'admiration du monde entier.

    Mohamed CHAOUI

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