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Entreprises

Enquête Leger & Leger

Les assureurs confirment l'anarchie des tarifs
Par L'Economiste | Edition N°:447 Le 19/02/1999 | Partager

Concurrence déloyale, pratiques tarifaires louches, expertises peu objectives... Les assureurs interrogés dans le cadre de l'étude Leger & Leger ont identifié de nombreux dysfonctionnements. Le secteur a du pain sur la planche s'il veut améliorer son image.

Les assureurs ont eux aussi apporté leur contribution aux lots de critiques. En tout cas, les résultats de la consultation, menée dans le cadre de l'étude Leger & Leger auprès d'intervenants majeur (dont l'enquête ne révèle pas d'identité) ne risquent pas de passer inaperçus. Surtout ceux qui se rapportent aux aspects tarifaires. En effet, les compagnies d'assurances reconnaissent pour la première fois l'existence d'une "concurrence déloyale" et s'interrogent sur les "pratiques tarifaires de certains opérateurs ainsi que leur gestion financière". Ce constat semble confirmer, par la même occasion, les révélations qui avaient été faites à plusieurs reprises par L'Economiste sur le non-respect des tarifs homologués.
Ces pratiques figurent parmi les dossiers auxquels le secteur doit s'attaquer de toute priorité. L'efficacité de toute démarche de communication à mener par la Fédération des Assurances en dépend. Dans le contexte actuel, les opérateurs interrogés jugent impossible des actions collectives sans une autorégulation du secteur. "Cette action ne semble pouvoir être assurée que par une instance dotée d'une forte légitimité et d'un mandat clair et incontesté".L'étude confirme aussi, de l'avis d'une large majorité d'interviewés, l'échec des différentes tentatives de regroupements: accord des G6, G9, puis G11. Dans le sillage de ces interrogations, les compagnies d'assurances ne manquent pas de relancer le débat autour de la mission de contrôle et de sanction de la Direction des Assurances et de la Prévoyance Sociale. Parmi les autres facteurs pouvant contribuer au développement et à l'image du secteur , les assureurs retiennent notamment l'amélioration du système de régulation des litiges "qui est conditionné par les évolutions du système judiciaire", et la nécessité de réviser le cadre fiscal propre au secteur. Sur un autre registre, à savoir celui des intermédiaires d'assurances, les opérateurs font état d'une inadéquation entre la configuration actuelle du réseau de distribution et les objectifs de développement du segment particuliers. "Ce qui rend incontournable l'utilisation de la bancassurance et focalise le débat sur la place et le rôle des cabinets de courtage dans ce marché".


Les experts: Image très négative


Un chapitre non négligeable de l'étude Leger & Leger est consacré aux experts en assurances. Ils ont une image nettement plus négative que les autres opérateurs du secteur, en raison notamment des perceptions et des pratiques relevant du secteur automobile et des risques divers. L'enquête souligne toutefois que ce corps est plus exposé que les gestionnaires qui en définitive ne sont pas définitivement identifiés par le public, et qui de ce fait ne sont pas critiqués de façon frontale. Les critiques ciblent en particulier les critères d'indépendance, d'objectivité et d'équité. En fait, la position vis-à-vis des compagnies et des intermédiaires notamment, semble délicate, note l'étude. Certains experts déclarent avoir effectivement parfois quelques difficultés à trouver et adopter une position juste et équitable. "Ces difficultés ne signifient pas pour autant qu'elles se posent de la même façon à tous les experts, ni que l'objectivité et l'indépendance soient impossibles". Il semble selon l'enquête que plus un expert est dépendant en termes de revenus de son activité d'expertise et plus son assise relationnelle est faible, moins sa marge de manoeuvre vis-à-vis des opérateurs est grande.o

Mohamed BENABID

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