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    Dossier Transports

    Voyageurs: Les opérateurs informels perturbent le marché à l'international
    Par L'Economiste | Edition N°:510 Le 19/05/1999 | Partager

    · Les transporteurs occasionnels occupent les deux tiers du marché
    · Concurrence agressive sur l'axe Maroc-France
    · La CTM élargit son réseau


    LE transport routier de voyageurs à l'international est un marché saisonnier. Son volume de ventes global est difficile à évaluer. Il explose en période estivale, essentiellement avec le retour massif des Marocains qui viennent passer leurs vacances au pays. La concurrence est très vive et la ligne mamelle, comme dans l'aérien, est l'axe Maroc-France.
    Cette catégorie de transport participe à hauteur de 12% dans l'activité de la CTM, principal opérateur marocain.
    Le transporteur s'attend à une amélioration de ses résultats avec l'ouverture de nouvelles lignes et l'implantation directe de ses antennes à l'étran- ger.
    Les transporteurs occasionnels ne disposant pas d'autorisation pour le transport régulier occupent plus de 70% du marché, selon les responsables de la CTM. Pour séduire leurs clients, ils pratiquent des prix imbattables. Décriés comme des "transporteurs pirates", ils pratiquent l'activité de transport régulier pour plusieurs destinations, plus particulièrement l'Espagne et la France, deux des dessertes les plus rentables.
    Pour le cas de la CTM, le pôle transport à l'international est géré via un pool d'exploitation. Ce dernier est constitué par plusieurs opérateurs. Pour le cas de la France, il s'agit d'un pool d'exploitation constitué par la CTM et Supratours du côté marocain et Orliens pour la partie française. "Plusieurs sociétés mettent en commun leurs infrastructures et leur savoir-faire pour assurer le transport entre les destinations concernées par l'accord", explique M. Moslih Ettahri El Joti, chef du Service International à la CTM. Pour l'heure, les lignes exploitées concernent des destinations européennes comme l'Espagne, la France et la Belgique. L'ouverture d'autres destinations notamment sur l'Italie, l'Allemagne et le Portugal est prévue pour contrer la concurrence informelle de plusieurs transporteurs.
    Le partage des recettes de la CTM avec ses partenaires étrangers s'effectue selon le kilométrage réalisé. Les conventions qui régissent leurs rapports sont mises à jour dans le cadre de réunions plénières. Chaque opérateur commercialise et collecte les recettes au niveau de sa région. La répartition se fait mensuellement, selon une balance bilatérale sur chaque ligne entre opérateurs. Celui qui réalise un chiffre d'affaires important reverse une partie de la recette au transporteur qui n'a pas atteint son quota en termes de capacité. Qu'en pensent les promoteurs du projet de code de la concurrence?

    Mohamed DOUYEB








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