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    TIR: Ce que l'entrepôt sous douane va changer
    Par L'Economiste | Edition N°:510 Le 19/05/1999 | Partager

    · Le temps d'attente au port réduit de plus de moitié
    · La Douane projette de généraliser le régime


    C'est une bonne nouvelle pour les opérateurs économiques qui utilisent les camions TIR à l'import-export. La Douane est en train de finaliser le projet d'élargir le statut d'entrepôt sous douane aux dépôts des compagnies de transport et peut être sa généralisation à toute autre entreprise, sous réserve de remplir les conditions requises, dont une caution et une délégation d'assurances. L'accord de principe est déjà acquis. D'ailleurs, la semaine dernière, les transporteurs s'étaient réunis avec le directeur général de l'Administration de la Douane et des Impôts Indirects et beaucoup d'opérateurs TIR ont introduit des demandes pour bénéficier de ce régime. Concrètement, ce statut est une formule qui consiste à délocaliser les formalités douanières au terminal de la compagnie. Une équipe d'inspecteurs des douanes est détachée sur place, et à charge pour l'entreprise d'assurer une partie de la rémunération de ces agents. C'est un statut sélectif qui n'a été accordé à ce jour que de manière parcimonieuse. Seule une poignée de compagnies l'ont obtenu: Graveleau, la filiale du logisticien français, dans l'enceinte du port de Mohammédia et Casa Terminal dans les locaux de l'Office National du Transport à Casablanca. Les opérateurs sont unanimes à reconnaître les changements dans les diligences et la fluidité des opérations à l'import-export.
    Pour les transporteurs comme pour leurs clients, cette évolution est à bien des égards positive: le temps d'attente et d'immobilisation des remorques au port tombera à une journée contre quatre ou cinq jours auparavant, se réjouit un opérateur. A cela s'ajoutent le gain en fluidité du transit de la marchandise et donc un plus au niveau de la qualité de service et surtout du respect des délais de livraison, un facteur si crucial dans le vaste atelier mondial de la sous-traitance textile.
    A l'Association des textiliens à Casablanca, principaux clients des compagnies du TIR, on se montre très satisfait: "On sent que la Douane est devenue véritablement un opérateur économique et il faut tirer un coup de chapeau à son directeur général". Cette mesure constitue un atout supplémentaire pour les industriels marocains qui peuvent faire valoir désormais l'argument des flux tendus aux puissants donneurs d'ordre textiles à l'étranger. Pour les compagnies de transport, en plus de la souplesse que procure ce régime, elles peuvent mieux circonscrire le phénomène des candidats à l'émigration clandestine qui harcèlent leurs véhicules sur la voie publique.


    Protection fantôme


    Si les compagnies TIR ont réussi à conclure un deal avec la Douane, elles ne sont pas en revanche parvenues à faire passer leurs traditionnelles revendications dans le projet de loi de Finances, malgré "la compréhension manifeste de leur tutelle". Les requêtes principales des professionnels marocains du TIR portent sur la baisse des droits de douane sur les semi-remorques, les bennes et les plateaux et la récupération de la TVA sur le gasoil. Concernant le premier, il semble que les carrossiers locaux soient incapables de les fabriquer, sauf à des coûts de production prohibitifs, dixit les transporteurs. Le Ministère de l'Industrie s'est toujours opposé à toute révision des droits de douane à la baisse sous prétexte de préserver l'industrie locale du montage. Une protection que les routiers marocains qualifient de fantôme. Sur la déductibilité de la TVA, l'Administration fiscale, échaudée par le précédent dans l'agriculture, hésite à accorder la déductibilité faute de dispositif fiable pour contrôler d'éventuels détournements. Drôle non?

    Abashi SHAMAMBA

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