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    Aérien: Rixes sur le long courrier
    Par L'Economiste | Edition N°:510 Le 19/05/1999 | Partager

    · Deux enjeux: La clientèle d'affaires et de continuation
    · 55% de parts de marché revendiqué par la RAM

    Avec l'approche des vacances et des transhumances qui s'ensuivent, la bataille entre compagnies aériennes va s'accentuer. Sur ses bases, la Royal Air Maroc (RAM) se trouve dans la position de «national carriers» dans d'autres pays, c'est-à-dire le leadership sur le moyen courrier. En revanche, c'est sur le long courrier que la concurrence fait rage entre compagnies étrangères installées à Casablanca ayant des capacités de projection supérieures à celles du transporteur national.
    La RAM détient actuellement 55% de parts de marché, La guerre des offres entre les pavillons étrangers se situe principalement sur le créneau du long courrier.
    La délégation d'Air France à Casablanca, qui a 12% du marché mise cette année sur l'accrochage du Maroc au hub de Roissy-Charles De Gaulle pour développer son activité. «Avec plus de 185 villes dessertes par notre hub, la compagnie renforce sa compétitivité, notamment sur le réseau Atlantique du Nord», explique M. Jean-François Rolland, le nouveau directeur régional d'Air France pour le Maroc et l'Algérie. Dès cette semaine, le transporteur va lancer une offre commerciale basée sur les pays et non plus les villes. «Pour l'Allemagne par exemple, un même tarif sera appliqué pour les onze villes desservies par Air France», ajoute M. Rolland.
    British Airways, qui opère via sa filiale et franchisée GB Airways, sort l'argument de fréquence tarifaire pour séduire le voyageur de continuation. Un plan tarifaire qualifié de compétitif par M. Damian Breen, directeur Afrique du Nord, est en cours de finalisation. Objectif, se positionner sur le marché long courrier de l'Atlantique du Nord. La compagnie britannique a augmenté ses fréquences au départ de Casablanca à un vol quotidien sur Londres. Une augmentation de fréquence accompagnée de celle des sièges (de 97 à 137). Si le responsable de la compagnie à l'instar des autres directeurs est resté discret sur le chiffre d'affaires, il a indiqué que le nombre des passagers pour la destination britannique varie entre 25.000 et 30.000 par an.
    Le marché du transport aérien est marqué également par le rapprochement entre Swissair et Sabena dès le mois prochain. Les deux compagnies regrouperont leurs ressources sous une même délégation. Il s'agit de faire jouer des synergies en réalisant le maximum d'économies. Le groupe helvétique détient d'ailleurs 49% du capital de Sabena. Cette dernière va rejoindre à partir du mois de juin le siège de la première. «La collaboration se fera au niveau des actions de vente et de promotion. Avec un total de 12 vols, la compagnie sera plus agressive et va offrir plus de destinations», promet M. Hebert Bürgi, directeur de Swissair pour le Maroc.
    Evoquant le problème de la double grille et des tarifs promotionnels affichés pour toute l'année, M. Bürgi estime que la future conférence de la RAM avec les compagnies aériennes qui aura lieu en automne débattra de cette question. «Il y a de fortes chances que la tutelle procède à l'adoption d'une décision rendant le tarif promotionnel similaire à celui qui est affiché», ajoute-t-il.
    Autre opérateur dont la présence remonte à 1970, la compagnie aérienne néerlandaise KLM multiplie ses alliances avec d'autres opérateurs pour élargir son offre de correspondance à partir d'Amsterdam. «Actuellement, KLM dispense plus de 450 destinations grâce notamment à son alliance avec la compagnie américaine Northwest», indique M. Miloud Beramdane, directeur KLM pour le Maroc. La compagnie dessert d'ailleurs au Maroc grâce à la flotte de Transavia avec une version unique, c'est-à-dire sans classe affaires.


    Potentiel limité


    En dépit de la croissance du chiffre d'affaires et du nombre de passagers enregistrée par la plupart des compagnies, les professionnels estiment que le potentiel du marché marocain reste limité. Une limitation due principalement aux restrictions imposées par les conditions draconiennes d'obtention de visas et le transfert de devises. Le chiffre d'affaires réalisé par les compagnies aériennes et qui passe par le BSP (Biling Settlement Plan) via les agences de voyages est estimé à 120 millions de Dollars. La vente directe rapporte environ 80 millions de Dollars.

    Rachid JANKARI

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